Economie

Aéroport de Toulouse-Blagnac : Jean-Louis Chauzy réclame une nouvelle gouvernance

  • L'aéroport de Toulouse-Blagnac est le cinquième aéroport français au niveau de la fréquentation.
    L'aéroport de Toulouse-Blagnac est le cinquième aéroport français au niveau de la fréquentation. Reproduction CP -
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Selon nos confrères de la Dépêche du Midi, le consortium chinois qui avait acquis 49,9% des parts de l'aéroport Toulouse-Blagnac cherche à se désengager.

L'on se souvient qu'à l'époque, en juillet 2014, la cession de 49,9% des parts de l'aéroport Toulouse-Blagnac à un consortium chinois, la société Casil Europe, en avait choqué plus d'un. L'élu ruthénois et président du Conseil économique social et environnemental de la région Occitanie (Midi-Pyrénées), Jean-Louis Chauzy, était particulièrement monté au créneau, pour dénoncer ce qu'il considérait comme une véritable hérésie économique. L'actualité semble lui donner raison. Et le président du Ceser n'a, forcément, pas manqué de réagir au retrait annoncé des investisseurs chinois. 

"Un vrai marché de dupes"

Dans un long communiqué, Jean-Louis Chauzy rappelle que le Ceser fut alors "le seul à défendre publiquement les intérêts des avionneurs mondiaux Airbus et ATR, premiers occupants du foncier de l'aéroport" et à mettre en garde le gouvernement et les collectivités sur "la perte de pouvoir que constitue cet aéroport dont la notoriété mondiale est d'abriter le siège d'Airbus." Et si, selon lui, "la responsabilité de l'agence de participation de l'Etat est engagée sur les faiblesses de la rédaction du cahier des charges de l'appel d'offres, celle du ministre de l'Industrie qui en a fait la promotion, Arnaud Montebourg, l'est bien davantage."

"On connaît la suite, poursuit Jean-Louis Chauzy. Le 4 décembre 2014, le nouveau ministre de l’Économie ne pouvait qu’entériner le 
choix de Casil Europe. Dans les 6 mois qui ont suivi, les collectivités dénonçaient par courrier l’accord qu’elles avaient donné et demandaient à l’État de préserver les 10,1% des parts pour empêcher le consortium chinois de décider seul."

Un "vrai marché de dupes et un contre-modèle". Pour Jean-Louis Chauzy, c'est une évidence : "A Toulouse, les investissements réalisés n'ont pas tenu compte des intérêts des usagers, ni des compagnies aériennes : 3 millions d'usagers sont des abonnés sur les plus de 9 millions, ils ont besoin de l'aéroport pour leurs activités professionnelles et ont gagné à la sortie de l'embarquement un grand supermarché et la marche à pied pour embarquer !"

Estimant qu'il est "temps de se ressaisir", l'élu aveyronnais réclame une "nouvelle gouvernance avec un opérateur français, qui a le savoir-faire, un pool bancaire régional et un pacte avec les grandes collectivités et les acteurs économiques."  Cela a le mérite d'être dit.

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