Course pédestre

Isabelle Bories, les courses en mode familial

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  • Isabelle Bories lors de la soirée de remise des récompenses aux lauréats du challenge 2018, en fin d’année.
    Isabelle Bories lors de la soirée de remise des récompenses aux lauréats du challenge 2018, en fin d’année. Repro CP -
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La lauréate en titre du challenge départemental des courses hors stade brille par sa régularité. Portrait.

On a beau chercher, aucune personne n’est une meilleure représentante du challenge Groupama-Centre-Presse que sa dernière lauréate : Isabelle Bories. Une stakhanoviste de la course pédestre qui a en 2018 encore remporté le dit challenge départemental. Pourquoi ? Parce que du haut de ses quarante-cinq ans, celle qui s’est mise à la course à pied il y a à peine une quinzaine d’années a participé à quasiment toutes les courses au programme cette année : 19 km trail des Ruthènes, 12 km pic du pal, 10 km berges de l’Aveyron, 10 km de Saint-Affrique, 10 km foulées du Saint-Jean, 10 km de la Druelloise, 10 km sentiers du lac, 22 km trail du Gourg d’enfer, 21 km transcastonétoise. Fermez le ban, elle gagne haut la main au niveau régularité.

Comment en est-elle arrivée là ? " C’est mon mari qui fait du vélo et de la course à pied qui m’a entraînée dans cette aventure, il m’a proposé d’en faire une première, officielle, à Villeneuve, et je fais un podium directement ". Car pour la secrétaire dans un centre de contrôle technique, mère de deux filles de 14 et 13 ans, membre de l’ACVR (Atlethic Club de Villefranche-de-Rouergue), l’entraînement, c’est évidemment toute une organisation : "Avant d’aller au travail, tôt le matin, seule ou en famille et ensuite deux fois par semaine avec le club ".

"Mon prochain objectif, c’est le temps"

Et même si elle a transmis le goût du bitume à ses enfants, c’est d’abord le basket-ball qui motive ses filles. La course pour les deux mômes, c’est aussi le moyen de passer un moment en famille, le week-end, de découvrir les routes et chemins du département. Mais elle, qu’est ce qui lui fait pousser des ailes et lui donne l’envie de participer à presque toute la série de ce fameux challenge ? "Surtout le fait de participer, de retrouver des connaissances, c’est presque devenu une famille au bout d’un certain temps, on retrouve des gens d’ailleurs et ça fait toujours plaisir."

Et maintenant que la première étape est atteinte, forcément, elle veut voir plus haut, plus loin, plus vite : "Mon prochain objectif, c’est le temps. Passer sous la barre des 45 minutes aux 10 kilomètres. Mon meilleur temps, c’est aujourd’hui 46’20’’. Il y a encore du boulot, mais c’est possible, j’ai toujours envie de faire le mieux possible."

Son coach : "C’est une prouesse psychologique"

Propos corrélés par son entraîneur, Tristan Delpérié : "Je ne l’entraîne que depuis le début de l’année donc je n’ai pas vraiment vu son évolution, mais s’il y a bien une chose dont je me rends compte, c’est de sa volonté. C’est une personne qui arrive en fin de course épuisée, rincée, qui a tout donné. C’est une prouesse psychologique pour moi, c’est le genre de personne qui n’a pas peur de tout donner et cette motivation m’impressionne."

Alors, avant de la retrouver sur les prochaines courses lors desquelles elle voudra tout donner – notamment aux foulées du Saint-Jean organisées par Jean-Christophe Batut, un de ses mentors, le 13 avril avec 10 bornes au compteur –, Isabelle Bories pourra encore avoir le temps de progresser, de s’améliorer et de voir encore plus loin.

 

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