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Coupin : "La volonté de prouver"

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  • Loïc Coupin cette saison,  c’est 70 minutes disputées  en sept entrées, zéro titularisation et 11 matches  sans jouer en championnat.
    Loïc Coupin cette saison, c’est 70 minutes disputées en sept entrées, zéro titularisation et 11 matches sans jouer en championnat. Repro CP -
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Alors que Rodez se déplace à Marignane vendredi (20 h) sans Dorian Caddy toujours en convalescence, Loïc Coupin pourrait faire partie des seize joueurs convoqués. Lui qui était un des héros de la montée en National il y a moins de deux ans est aujourd’hui cantonné au triste rôle de cinquième attaquant. Sollicité par nos soins, il dit toujours vouloir prouver sa valeur à son coach Laurent Peyrelade. Entretien.

Comment vivez-vous cette saison personnellement ?

C’est la première fois que je sais, dès le début de la saison, que je ne vais pas être dans les premiers choix. Car ils ne comptaient pas me conserver, ils ne comptaient plus trop sur moi. Mais j’avais encore un an de contrat, du coup… Ben, je me suis mis dans la tête de justement ne pas me la prendre. Et de profiter.

Vous aviez été averti dès cet été par vos dirigeants qu’ils ne souhaitaient pas vous conserver, est-ce bien cela ?

Le coach (Laurent Peyrelade, NDLR) ne souhaitait pas me conserver, oui.

À ce moment-là, comment le prenez-vous, car vous êtes quand même un des grands artisans de la montée en 2017 en étant toujours titulaire (un seul remplacement) disputant l’intégralité de quasiment tous les matches, en étant considéré comme un "guerrier" ?

J’étais tombé de haut… Mais après c’est le football, ça va très vite. Il y a tellement de joueurs… Comme le coach souhaitait que le groupe change, je ne faisais pas partie des priorités.

Du coup, aujourd’hui, vous êtes considéré comme le cinquième attaquant, non ?

Oui, c’est ça. Du coup, tu attaques la saison différemment mais tu espères faire changer d’avis le coach.

Est-ce qu’à un moment donné vous avez eu des souhaits, des touches ou ne serait-ce que des envies d’ailleurs, notamment cet été ?

Non, pas spécialement. Après, j’étais bien à Rodez. J’avais plutôt la volonté de prouver au coach qu’il s’était trompé que de partir.

Aujourd’hui, plusieurs mois après donc, vos sentiments évoluent comment ?

Je n’ai pas beaucoup de temps de jeu. Mais j’essaie jours après jour de montrer au coach qu’il peut compter sur moi. Du coup, quand il m’appelle, j’essaye de donner mon maximum. Mais du coup, oui, ce n’est pas évident.

On imagine que c’est d’autant plus compliqué pour vous que vous vivez dans une équipe qui tourne à plein, qui obtient de très bons résultats. Toutes proportions gardées, Laurent Koscielny, blessé durant le dernier Mondial, a déclaré il y a quelques semaines : "Je voulais que les Bleus se qualifient mais aussi qu’ils perdent". Vous retrouvez-vous par certains aspects dans cet état psychologique, cette dualité ?

Non, pas du tout. Moi, je veux que l’équipe marche. C’est bien mieux de s’entraîner avec les gars qui ont le sourire, plutôt que ça galère à jouer le maintien. Il vaut mieux être toujours vers le haut. Et je ne suis pas totalement à l’écart non plus, je suis dedans quand même. Tant que je ne me blesse pas et que je suis disponible quand le coach m’appelle, c’est à moi de donner le maximum.

Vous qui étiez un joueur cadre en CFA lors de la montée. Estimez-vous que, soit vous n’avez pas su vous adapter au National, soit que vos qualités ne correspondent pas forcément à la 3e division française ?

Non, non. Je sais néanmoins que j’aurais dû marquer plus. Puisque déjà l’an passé, je commençais à moins jouer. Et dès que j’avais une demi-heure de jeu, voire plus, c’est à ce moment-là que j’aurais du scorer pour dire que j’étais là.

Vous parlez de finition. Mais votre poste avant ces derniers mois, c’était plutôt ailier droit, voire milieu. C’est un changement que vous souhaitiez, ou on vous y a invité ?

J’avais attaqué en National milieu droit. Ça fonctionnait, on avait des résultats. Mais ensuite, le coach me préférait devant, donc il m’a peu souvent utilisé à droite. Mais après, moi je m’adapte. Tant que je joue (sourire). Là où il a besoin de moi, j’y vais.

Vous pensez être du voyage à Marignane ?

Normalement oui, mais ce n’est pas 100 % sûr. Quand il y a des blessés ou des suspendus, j’ai plus de chances d’y être, c’est sûr.

Vous le voyez comment ce match ?

Ça s’annonce compliqué, le terrain, apparemment, est difficile car il pleut beaucoup là-bas. Ça va être un combat, ça va nous rappeler le bon vieux temps (en CFA, NDLR).

Pour finir, comment voyez-vous la suite pour vous ?

Je ne sais pas encore. J’attends de voir, de voir avec le coach.

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