Villefranchois

Agroalimentaire : les entreprises ont du mal à recruter

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  • Les responsables d’entreprises ont témoigné sur les difficultés qu’ils rencontrent pour recruter du personnel.
    Les responsables d’entreprises ont témoigné sur les difficultés qu’ils rencontrent pour recruter du personnel. DR -
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Le constat est revenu de façon récurrente lors de la deuxième rencontre territoriale de ce secteur d’activité. Avec la nécessité d’adapter la formation aux besoins.

Cela a été récurrent au fil des interventions des responsables d’entreprises. " Nous avons des besoins en main-d’œuvre et nous avons du mal à en trouver." Un constat déroulé lors de la deuxième rencontre territoriale du secteur agroalimentaire du bassin de vie Villefranche-Capdenac-Decazeville-Figeac, organisé à l’initiative du conseiller régional Jean-Sébastien Orcibal.

" Le but de ces rencontres est d’aider les entreprises de l’agroalimentaire à satisfaire leurs besoins en lien avec les organismes de formation", situe l’élu. À la suite de la première rencontre, le 24 novembre 2017, des actions ont été formalisées. Ainsi quatre vidéos ont été tournées dans des entreprises pour montrer "que l’on peut s’éclater dans l’agroalimentaire." Le secteur veut se vendre. Il a d’ailleurs conscience de la nécessité de donner une image positive et de faire oublier des clichés anciens.

"En matière de recrutement, nous devons faire face à la concurrence de la Mécanic Vallée, avec des salaires différents de l’agroalimentaire", constate Nicolas Tournois, à la tête de Sacor à Villefranche. Il pointe aussi la difficulté de faire venir des talents à Villefranche, par manque d’attractivité du territoire. La solution qu’il a mise en place est de faire monter en compétence le personnel déjà dans l’entreprise.

Un gros point noir, cité par Nicolas Tournois, revient en boucle : celui de la maintenance industrielle. "Il y a un besoin récurrent de main-d’œuvre technique", assure ainsi Jérôme Gasc pour les Établissements Lagarrigue de Morlhon. "Le point le plus noir, c’est dans le domaine des techniciens de maintenance", confirme la conserverie Progre à Baraqueville. Recrutement jugé compliqué aussi pour les Fromentiers de France et la charcuterie Serrault à Capdenac.

Les entreprises cherchent également dans le secteur de la logistique. En agriculture aussi, il est difficile de trouver des salariés. Brigitte Mazars, de la ferme de la Roselle, et Jean-Luc Authesserre, président des Fermiers du Bas Rouergue en témoignent. "Il y a des besoins sur des différents métiers", confirment les agences d’intérim Adecco et Proman.

Cette remontée des besoins doit servir de base pour l’offre de formation. L’idée d’un campus des métiers de l’agroalimentaire a déjà été mise sur la table. Elle est notamment défendue par Saïd Lawal, le directeur du lycée Beauregard, qui accueillait cette rencontre territoriale. Une réunion doit se tenir prochainement avec tous les établissements d’enseignement concernés pour avancer sur ce dossier.

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