Decazeville : après la maternité, l’unité d’autodialyse va-t-elle fermer ?

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  • Les élus Stéphane Bérard et Christian Tieulié encadrent les syndicalistes, Pascal Mazet (CGT) et Philippe Cauffet (FO) devant l’unité d’autodialyse, située dans la rue Cabrol, à Decazeville.
    Les élus Stéphane Bérard et Christian Tieulié encadrent les syndicalistes, Pascal Mazet (CGT) et Philippe Cauffet (FO) devant l’unité d’autodialyse, située dans la rue Cabrol, à Decazeville. MCB / MCB
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À l’appel du collectif Tous ensemble, manifestation, mercredi matin, devant l’unité d’autodialyse de Decazeville, alors que ses responsables envisagent sa fermeture fin février.

Mercredi matin une soixantaine de personnes (élus, syndicalistes, Gilets jaunes, habitants, représentants d’associations) se sont rassemblées rue Cabrol, devant l’unité d’autodialyse, à l’appel du collectif Tous ensemble pour le Bassin. Alerté par des familles de patients dialysés que l’on aurait informés d’une possible fermeture de cette unité, le collectif n’entend pas laisser la population decazevilloise être spoliée d’une structure de santé une fois de plus.

Après la fermeture de la maternité, le Bassin serait-il maudit ? Pourtant le nouveau directeur de l’hôpital de Decazeville, Vincent Prévoteau, fait tout pour relancer un système de soin performant sur le Bassin. Averti sans doute également de la délibération du conseil d’administration de l’AAIR (Association d’aide aux insuffisants rénaux chroniques) qui veut se désengager de l’unité decazevilloise, il a demandé à l’ARS (Agence régionale de santé) la possibilité de réintégrer cette unité au sein de l’hôpital comme c’était le cas il y a 15 ans. Et c’est exactement ce que demande aussi le collectif Tous ensemble. Membre de ce collectif, Pascal Mazet, responsable CGT de l’hôpital, trouve "inadmissible" que l’AAIR veuille fermer cette unité d’autodialyse pour la bonne et simple raison que seule l’ARS est décisionnaire sur la question des ouvertures et des fermetures. Pour étayer sa volonté de fermeture, l’AAIR accuse cette unité de n’être pas viable économiquement. Une dizaine de patients viennent y effectuer leurs séances de dialyses au rythme de cinq personnes par matinée ou par après-midi puisqu’elle ne compte que cinq appareils de dialyse. Pas suffisant pour elle. L’AAIR argue aussi que l’un des appareils de dialyse, un osmoseur, serait défectueux et que son remplacement serait trop cher. Ce à quoi le collectif objecte que transporter les patients à Rodez coûterait environ 200 000 € par an, "sans parler de la fatigue générée pour les malades. Mais l’humain passe en dernier, comme toujours", s’enflamme Pascal Mazet. "C’est un choix politique, il faut que le gouvernement décrète le maintien de cette unité d’autodialyse ici au nom de la proximité pour la population", ajoute le même.

Si l’AAIR semble décidée à fermer fin février, pour preuve la venue des deux directeurs (MM. Paillard et Pons) hier pour s’entretenir avec les patients, l’ARS continue d’étudier le dossier et c’est à elle que reviendra le dernier mot.

Pour la députée : « L’AAIR veut brouiller les pistes, c’est son jeu »

Si le conseiller régional Stéphane Bérard et le conseiller départemental Christian Tieulié étaient présents à cette manifestation, on remarquait l’absence du maire de la ville, François Marty, retenu par ailleurs semble-t-il, et de la députée de l’ouest Aveyron, Anne Blanc.
Il n’en fallait pas plus aux membres de la direction de l’AAIR pour instiller le doute dans les esprits.
S’inspirant sans doute du proverbe « les absents ont toujours tort » et de la stratégie « diviser pour régner », ils n’hésitaient pas à faire sous-entendre aux familles des patients ainsi qu’aux syndicalistes avec qui ils avaient ébauché un dialogue que le maire et la députée étaient au courant depuis longtemps de leur souhait de fermer cette unité de dialyse.
Et les mêmes de se déclarer « outrés » du communiqué de presse d’Anne Blanc déclarant le contraire et affirmant son « soutien » et sa « solidarité » pour « le maintien de l’unité d’autodialyse à Decazeville ». Les responsables de l’AAIR allaient encore plus loin, sous-entendant que cette dernière n’était pas étrangère à leur projet d’installer une unité de dialyse à… Naucelle dont elle est l’ancienne élue, selon eux pour éviter la fuite des malades vers l’Albigeois. Réaction très vive de l’intéressée : « Aucun élu du territoire naucellois n’a eu vent de ce projet. Ils essaient de jouer sur mon dos pour me mettre en porte-à-faux. Ils veulent brouiller les pistes, c’est leur jeu. J’ai toujours eu un discours clair sur ce sujet et cela fait un moment que j’ai tiré la sonnette d’alarme auprès de l’ARS, seule à pouvoir autoriser cette fermeture, qui assure être vigilante compte tenu justement du contexte particulier du Bassin ».
Pour Anne Blanc, « c’est limpide », elle appuie le directeur de l’hôpital dont la démarche est de réintégrer l’autodialyse dans ses murs.
M.-Ch. B
 

Centre Presse Aveyron
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