Rugby - Fédérale 1

Rodez : grand écart et revanche

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  • Au match aller le 14 octobre dernier (26-14), les Ruthénois avaient permis aux Gersois de connaître leur premier succès. Une sévère frustration.
    Au match aller le 14 octobre dernier (26-14), les Ruthénois avaient permis aux Gersois de connaître leur premier succès. Une sévère frustration. JLB -
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Après avoir cru à l’exploit face à l’ogre Valence samedi dernier (20-26), les Ruthénois se retrouvent ce dimanche  après-midi (15 heures) à Paul-Lignon face au mal classé Fleurance. Avec une frustration née du match aller qu’ils entendent bien, au moins, atténuer.

Des regards noirs, des silences qui en disent long et une frustration qui n’en finit pas. C’était la soupe à la grimace à la sortie du vestiaire ruthénois hier après-midi. " Voilà ce que nous écrivions au lendemain de la triste défaite du Stade Rodez Aveyron à Fleurance à la mi-octobre au match aller. Alors ce dimanche, à l’heure de recevoir les Gersois pour le compte de la manche retour, dès 15 heures au stade Paul-Lignon, les Aveyronnais n’ont, semble-t-il, pas oublié ce mauvais résultat 26-14, fort bien difficile à avaler.

"Il reste la frustration du match aller ", corrobore le coach Arnaud Vercruysse. De quoi amener un sentiment de revanche (d’abord et surtout envers eux-mêmes) pour des Rouergats qui, ce jour-là en terre gersoise, avaient encaissé 17 points, dont deux essais, et subi deux cartons jaunes en moins de treize minutes de jeu ! Une entame de match catastrophique qui avait très tôt douché les espoirs aveyronnais alors que la lanterne rouge d’alors n’avait pas encore connu un seul succès.

"On se met au niveau des équipes que l’on a en face"

Depuis, les choses ont évolué. Et si Rodez végète toujours à une pas très reluisante 9e place au classement, soit seulement un rang de mieux que son adversaire du jour, il vient de présenter une prestation plus que convaincante, voilà huit jours, face au leader invaincu Valence. Certes, défaite il y eut (20-26), mais le XV sang et or a montré son caractère et sa valeur, en même temps que des séquences de jeu trop peu souvent entrevues cette saison.

Un gage de sûreté avant de débuter le match du jour ? Pas forcément. Loin s’en faut. Car une des spécificités de ce SRA-là, c’est son inconstance. "Je pense qu’on se met au niveau des équipes que l’on a en face", expliquait d’ailleurs à juste titre dans nos colonnes ce lundi celui qui sera à l’arrière cet après-midi, Maxime Delouis. "Oui, c’est une réalité, acquiesce encore son entraîneur. Beaucoup de joueurs manquent de concentration, de constance dans la concentration plutôt. C’est une génération qui zappe vite. C’est aussi pour cela qu’on va devoir mettre encore plus de vitesse dans le jeu demain (aujourd’hui, NDLR)."

"Vitesse dans le jeu" et "efforts au niveau défensif"

"Paradoxalement, Fleurance est une formation qui produit beaucoup de jeu, qui n’a pas l’air de se poser mille questions, enchaîne Arnaud Vercruysse, qui devra notamment se passer aujourd’hui de son trois-quart d’expérience Jeffrey Williams, touché samedi dernier au visage (lire par ailleurs). La réponse, je le répète, sera la vitesse, mais avec de la rigueur et de la précision dans les lancements, évidemment."

Sans oublier de "faire les efforts au niveau défensif ". Car si dans ce secteur, la dernière sortie de Théron and Co a été exemplaire, là aussi, le niveau de performance reste, depuis le début de la saison, très fluctuant. "L’objectif, c’est de conserver le ballon", souffle encore le technicien qui a procédé à six changements dans le huit de devant par rapport au XV de départ aligné samedi dernier. Seuls les cadres Théron et Roca restent. "Marmoiton revient de suspension, Tonga se ressent un peu d’une douleur, d’autres sont sous le coup de deux cartons jaunes (et donc d’une possible suspension), égrène Vercruysse. Sans compter que les mecs ont tellement donné contre Valence… Et cela permettra aussi de disposer d’“impact players”. " Derrière aussi ça bouge, d’hommes mais également de postes avec le passage de Delouis de l’aile à l’arrière, et d’Alonso de l’arrière au centre, un secteur en délicatesse avec les absences de Williams et Mazet.

De quoi réussir ce grand écart ? 

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