Musique

Paris Music Festival: une déambulation hors des circuits habituels

  • Le festival Paris Music propose une déambulation hors des circuits habituels, de jeudi à samedi. Hugh Coltman sera notamment dans un recoin du Petit Palais
    Le festival Paris Music propose une déambulation hors des circuits habituels, de jeudi à samedi. Hugh Coltman sera notamment dans un recoin du Petit Palais PATRICK KOVARIK / AFP -
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(AFP) - Hugh Coltman dans un recoin du Petit Palais, Rubin Steiner dans la crypte sous le parvis de Notre-Dame, Ignatus à l'Hôtel de Lauzun dans l'Île de la Cité: le festival Paris Music propose une déambulation hors des circuits habituels, de jeudi à samedi.

"La chance de la musique, c'est de pouvoir offrir des moments uniques. Le concert reste le cœur de notre valeur, un moment où l'artiste va improviser et ne pas dire la même chose tous les soirs", confie à l'AFP Ignatus.

Ce chanteur-musicien décalé interviendra à l'Hôtel de Lauzun, un hôtel particulier aux dorures un peu fanées où se réunissaient fin XIXe des artistes de tous bords au club des hachichins, pour expérimenter les effets de cette résine.

En solo piano-voix et ambiances sonores, Ignatus fera le lien entre les chansons de son album "[e.pok]" avec des extraits d'une nouvelle de Théophile Gautier où l'écrivain, lui-même hachichin, décrit ce qui se passait dans ces réunions. Il récitera aussi ses haïkus, une composante de son art minimaliste.

Autre moment unique: le duo que formeront au Petit Palais le chanteur Hugh Coltman et le guitariste Freddy Koella, pour des versions inhabituelles des chansons rhythm'n blues de "Who's happy", l'album du premier produit par le second, enregistré à la Nouvelle-Orléans.

Le Musée des Arts Décoratifs accueillera, lui, "Silent Piano", une expérience sensorielle: les visiteurs munis de casques pourront déambuler en écoutant un musicien jouer sur un piano à queue connecté.

La jeune chanteuse Pomme livrera, elle, ses compositions mélancoliques à cinquante privilégiés au Musée Eugène-Delacroix.

Le groupe électro parisien Zombie Zombie sera à la Cathédrale américaine où le trio jouera son répertoire et, expérience inédite, accompagnera une chorale d'enfants interprétant des chansons de Patti Smith.

Pas étonnant qu'un musicien aussi déroutant et excentrique que Bertrand Burgalat ait accepté d'être le nouveau parrain de cet évènement. "C'est un festival intéressant, ils font intervenir des artistes de tous styles et toutes générations, et de notoriété assez variable, avec des découvertes", estime "BB".

"On sort aussi du traditionnel rapport entre le public et la scène à deux mètres au-dessus, et je trouve ça très intéressant qu'on puisse sortir de ces automatismes en jouant dans des espaces pas forcément faits pour ça", poursuit celui qui sera à la tête de sa formation habituelle dans l'église des Arts-et-Métiers.

"Je me suis rendu compte que les artistes, toutes esthétiques confondues, étaient très intéressés par ce genre d'exercice", déclare Marcelle Galinari, directrice et coprogrammatrice du festival qui en est à sa 4e édition. "Aucun de ceux que j'ai contactés n'a refusé."

Relaxnews
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