Agriculture

Visite du préfet référent "loup"

  • Première visite sur le Larzac pour Xavier Doublet (deuxième à droite) qui a découvert le Gaec de Figayrol et un territoire complexe.
    Première visite sur le Larzac pour Xavier Doublet (deuxième à droite) qui a découvert le Gaec de Figayrol et un territoire complexe.
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Xavier Doublet est venu confirmer, à Cornus, que l’Aveyron est classé en zone difficilement protégeable.

C’est au Gaec du Figayrol, chez Michel et Henriette Pons et Florian Glandières, au cœur du territoire où sévit le loup depuis quelques années, que Xavier Doublet, préfet référent sur le plan d’actions sur le loup et les activités d’élevage est venu confirmer au monde agricole aveyronnais, ce que le président de la République avait annoncé au Salon de l’agriculture en février et la semaine passée dans les Alpes-de-Haute-Provence. À savoir que le gouvernement a choisi "de stabiliser la population de loups en France aux alentours de 500, a décliné le représentant de l’état aux côtés de la préfète, Catherine Sarlandie de La Robertie et de Jacque Molières, président de la chambre d’agriculture. De donner les moyens aux préfets de département de réguler l’espèce, pour que le pastoralisme puisse continuer à exister, à ouvrir les espaces et à modeler les paysages, dans un département comme celui-ci où c’est important. Comme dans le Massif Central."

Le préfet Doublet a confirmé également que, comme l’avait souhaité la profession, l’Aveyron était classé comme l’ouest de la Lozère, un peu de Tarn et la frange de l’Hérault qui touche le Larzac, en Zone difficilement protégeable (ZDP). "C’est un traitement particulier parce que ce qui se fait dans le sud du Massif Central n’a pas grand-chose à voir avec les Alpes, a-t-il encore expliqué. Il a été pris en compte qu’il était plus difficile de se protéger ici. Cela implique plusieurs mesures dont les tirs et une indemnisation sans protection complète. Les formalités seront également simplifiés par un dossier unique."

L’arrêté de périmètre de la ZDP sera publié d’ici la fin du mois, celui pour les mesures d’ici fin mai. "Ça va dans le bon sens, commentait aussitôt Michel Pons, l’hôte du jour. Les papiers, on en a marre d’en remplir. Mais, même si on a des droits simplifiés, le loup il faut le voir. Ce n’est pas évident. Et ce n’est pas le travail des éleveurs de monter des affûts pour voir les loups."

Un message martelé par l’ensemble de ses collègues du secteur qui ont témoigné ensuite : Nicolas Fabre du Gaec de Caussenuéjouls, Patrick Goujon du Gaec de la Doline, Jean-Paul Scoquart, jeune éleveur retraité qui vient de passer la main…

Le débat s’est alors déplacé sur la nécessité d’une brigade loup régionalisée même si tous ont salué l’excellent travail réalisé par la brigade loup national lors de ses quelques venues en Aveyron. "Les millions économisés sur les mesures de protection doivent être mis pour une brigade territoriale", a défendu Jean-Paul Scoquart. "Ça a été demandé, a répondu Xavier Doublet. L’arbitrage interministériel l’a refusé faute de crédit. L’État a fait l’effort de titulariser les contrats aidés de la brigade nationale. Elle coûte un million d’euros. C’est un aspect à retravailler encore. Je ne peux promettre qu’une chose : faire remonter." Quant à la convention de Berne qui protège le loup, le préfet a expliqué que la France devait rediscuter avec ses partenaires européens, de la directive Habitat notamment.

CORRESPONDANT
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