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Loi Blanquer : les représentants de l'Unsa déplorent une loi de " défiance et non de confiance "

  • Les représentants du syndicat SE-UNSA de l'Aveyron en désaccords avec la loi Blanquer.
    Les représentants du syndicat SE-UNSA de l'Aveyron en désaccords avec la loi Blanquer. Ph.H. - Ph.H.
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Les syndicats d'enseignants, et l'Unsa en particulier, s'inquiètent du contenu de la Loi Blanquer et de ses répercutions possibles dans les écoles aveyronnaises.

" Aujourd'hui, nous ne sommes plus que dans un monologue social et non dans un dialogue, assène Sébastien Ségur, secrétaire départemental Unsa. La loi Blanquer en est le parfait exemple. "

Plusieurs articles de cette loi qui doit être présentée devant le Sénat durant le mois de mai " sont déconnectés de la réalité de notre quotidien ", poursuit-il.

A commencer par un article qui concerne " l'exemplarité du fonctionnaire. Nous étions déjà soumis au droit de réserve, ce que nous ne contestons pas mais aujourd'hui nous avons l'impression que l'on veut réduire la liberté d'expressions des enseignants ", avance Sébastien Le Gall, secrétaire départemental Unsa Education. 

Autre point de discorde l'article 6 de la loi, qui consacre la création d'Etablissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Cette nouvelle unité permet le regroupement des écoles primaires et des collèges, en une seule entité administrative. " Avec pour finalité la disparition des chefs d'établissements du primaire qui seront sous l'autorité du principal du collège du secteur, déplore Sébastien Ségur. A qui les parents vont-ils devoir s'adresser ? Les administrations des collèges sont déjà saturées, comment vont-elles absorber ce surplus ? "

Les représentants syndicaux dénoncent également, pêle-mêle : la possibilité de placer un enfant en jardin d'enfants plutôt que dans une école maternelle, le financement des maternelles privés rendu obligatoire par l'abaissement de la prise en charge des enfants à l'école, etc.

Pour résumer, les représentants syndicaux s'interrogent : " Quel est l'intérêt de toutes ces mesures pour les enfants ? "

Ph.H.
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