Economie

La secrétaire d'Etat réaffirme dans les locaux de Figeac Aéro la volonté de reconquête industrielle du gouvernement

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  • La secrétaire d'Etat a découvert une usine ultra moderne.
    La secrétaire d'Etat a découvert une usine ultra moderne. José A. Torres - José A. Torres
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La secrétaire d’État, Agnès Pannie-Runacher a profité de l’inauguration, jeudi 28 mars, de l’Usine du futur de Figeac Aéro pour réaffirmer la politique ambitieuse de reconquête industrielle du gouvernement. À travers notamment les TerrItoires d’industrie.

La formidable histoire de Figeac Aéro a débuté il y a tout juste de cela trente ans. Son créateur, Jean-Claude Maillard, un visionnaire, s’est lancé avec 120 000 francs de l’époque en poche. Avec beaucoup d’envie et de volonté, il a réussi son pari et se retrouve, aujourd’hui, à la tête d’un groupe, Figeac Aéro, qui pèse 425 M€ de chiffre d’affaires et quelque 4 000 salariés, répartis à travers le monde, dont plus d’un millier sur le site historique de la zone de l’Aiguille.

Leader européen

Ce jeudi, lors de l’inauguration de l’Usine du futur de Figeac Aéro (un investissement de 40 M€), la secrétaire d’État, Agnès Pannier-Runacher, qui se trouvait récemment à l’usine Bosch et à la Sofop, à Rodez, a salué ce parcours exemplaire, qui a permis à l’industriel lotois de devenir le leader européen de la sous-traitance aéronautique. L’occasion pour la représentante du ministère de l’Économie et des Finances de réaffirmer la politique ambitieuse de reconquête industrielle du gouvernement à travers notamment les Territoires d’industrie. L’occasion aussi pour Agnès Pannier-Runacher, de redire toute l’attention portée par le gouvernement sur le dossier de Bosch et de la filière automobile aveyronnaise (voir par ailleurs), qui organise une grande journée de mobilisation, à Rodez, le 13 avril.

"À l’époque, on n’avait qu’un truc, la volonté, l’envie. L’envie est toujours là et on a pu la transmettre à 4 000 salariés. pendant 30 ans, on a fait des conneries, maintenant on sait faire. On livre bon et à l’heure", a résumé le chef d’entreprise, avec humour et franc-parler, décrivant cette Usine du futur comme "l’atelier le plus moderne au monde" pour les carters de moteurs d’avions d’environ 2 mètres de diamètre. Après dix ans d’apprentissage, Figeac Aéro s’est ainsi progressivement fait une place de choix auprès des avionneurs et du marché du métallique aéronautique, qui représente désormais un volume de 30 milliards de commandes par an. Ce pari, Figeac Aéro l’a réussi grâce notamment à sa collaboration avec Safran. Un partenariat de 20 ans, comme l’a rappelé, le patron du groupe Safran, Olivier Andriès. "Dans l’aéronautique, il faut de la persévérance pour réussir", a-t-il expliqué, précisant que toutes les deux secondes, un avion décolle dans le monde avec l’un des moteurs du groupe Safran. "Ce succès on le doit aussi à nos partenaires." Depuis le lancement de son moteur Leap, Safran a enregistré 17 000 commandes.

Intelligence collective

D’ici 2020, l’équipementier français, qui a investi 1 milliard d’euros, devra livrer 2 000 moteurs chaque année. Un record et une montée en cadence inédite. "Le programme Leap irrigue tout le territoire français. Les deux tiers de la valeur du moteur, ce sont des fournisseurs. Cela démontre qu’en France, on peut être compétitifs", a insisté le patron de Safran.

Pour le vice-président du conseil régional, Vincent Labarthe, la trajectoire gagnante de Figeac Aéro illustre " l’intelligence collective " et la relation que la métropole régionale peut entretenir avec les autres territoires, à travers, par exemple, la Mecanic Vallée. " Il faut savoir dépasser la verticalité et le cloisonnement. " La députée lotoise, Huguette Tiegna, parlera d’une " ruralité performante et conquérante. "

Pour Agnès Pannier-Runacher, la ténacité de Jean-Claude Maillard illustre donc la politique de reconquête industrielle voulue et soutenue par le gouvernement. La meilleure solution pour répondre à la fois à la "fracture territoriale" et au "défi de notre souveraineté technologique." Cette politique industrielle, Agnès Pannier-Runacher la résume en quatre mots : compétitivité, formation (50 000 emplois industriels ne sont pas pourvus), innovation (la France est en retard dans ce domaine avec seulement 19 robots pour 1 000 salariés contre 34 en Allemagne) et collectif. Une approche collective que l’on doit retrouver à travers notamment les Territoires d’industrie, comme celui qui s’étend de Figeac à Rodez, en passant par Decazeville et Villefranche-de-Rouergue.

Un territoire où les projets industriels ne manquent pas. à commencer, évidemment, par ceux de Figeac Aéro qui prévoit une nouvelle extension de 10 000 m2 pour intégrer le traitement de surface. On n’arrête plus Jean-Claude Maillard.

Joël Born
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