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Rugby : les Ruthénois maintiennent l’espoir

  • Avec ce succès, le Stade Rodez Aveyron peut toujours espérer se qualifier en phases finales à la fin de la saison. Et ce serait un véritable miraculé !
    Avec ce succès, le Stade Rodez Aveyron peut toujours espérer se qualifier en phases finales à la fin de la saison. Et ce serait un véritable miraculé ! Repro CPA / Repro CPA
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Solide en défense Rodez a pris le meilleur sur des Catalans revenus en fin de match.

 

Voilà, c’est terminé. Hier, le Céret Sportif a tiré sa révérence à Fondecave et il aurait aimé le faire avec une victoire en poche. Un succès espéré même pour du beurre, sauf qu’en face, Rodez ne l’entendait pas de cette oreille. Venus en Vallespir pour tenter de rafler sur le fil une 6e place qualificative à Saint-Sulpice, les Ruthénois n’attendaient pas que Céret se couche devant eux, en attendant que ça passe. Humiliés précédemment à Fleurance (62-10), les Catalans s’étaient promis de réagir et ils l’ont fait. Parfois de façon décousue, souvent maladroitement, mais au final, personne ne peut leur reprocher un manque d’engagement à la besogne. Mais comme trop souvent, en mode réaction. Puisque ce sont d’abord les visiteurs qui tiraient les premières cartouches avec un essai collectif, en réplique à une pénalité convertie dès les premiers frissons de la partie, par Garcia. Après les "gros", c’était au tour des trois-quarts aveyronnais de se faire plaisir. Par l’intermédiaire du centre Mazet, lancé dans l’intervalle, s’amusant au passage d’une défense catalane pas réellement concernée. Meurtri dans sa chair, c’est à ce moment précis que Céret a commencé à mettre la main sur le ballon.

Quand Rodez dresse les barbelés

À l’image d’un pilonnage intense qui mettait l’opposant sur les fesses et Margail pointait dans l’en-but. Un essai qui collait au score dans de plus justes proportions, avant la pause (13-14). Alors Céret a tenté. Avec audace, mais balafré par des fautes de fébrilité récurrentes. Privé de ballons, Rodez subissait. Dans le sillage des Jarreau, Roca et Tachat, les Ruthénois redoublaient d’ardeur en défense et ça tenait bon. Refoulé de l’en-but à deux reprises, Céret sentait qu’il pouvait le faire, mais Rodez dressait les barbelés. Et après une série de pick and go, Williams s’arrachait irrésistiblement pour donner de l’air à son équipe en toute fin de match. Survolté, Céret jouait son va-tout, mais comme depuis le début de la partie, son manque d’habileté allait lui être préjudiciable. Au final, Rodez s’imposait sans que personne n’eût à crier au scandale et peut à nouveau rêver aux phases finales.

Centre Presse
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