Les apiculteurs aveyronnais se sont retrouvés dans la cité

Abonnés
  • Une assistance à l’écoutelors de leur assemblée.
    Une assistance à l’écoutelors de leur assemblée.
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Samedi 5 avril, les apiculteurs du département se sont réunis en assemblée générale de printemps dans la cité. Jean-Luc Calmelly (maire de la cité) dans ses mots de bienvenue aux apiculteurs aveyronnais a rappelé que le conseil municipal des enfants est sensibilisé à la cause de l’abeille. Il a d’ailleurs mis des ruches dans le canyon : "C’est un engagement pour le futur", a-t-il précisé.

Pour le président du syndicat, le cheptel a bien passé l’hiver malgré une saison hivernale courte ; les quinze jours de beau temps de février ont permis de passer le relais aux nouvelles générations d’abeilles. Il y a un fort besoin d’information et de formation, constatent les responsables. Deux professeurs SVT du lycée Monteil ont indiqué qu’un travail est effectué auprès des élèves afin de transmettre le savoir et l’intelligence de l’abeille, en collaboration avec l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Une intervention d’Aurore Avarguès Weber du CNRS (université de Toulouse) est programmée sur l’intelligence des abeilles, "Comment réfléchissent les abeilles : un protocole expérimental pertinent et délivrant des réponses claires et nettes", a précisé la chercheuse. L’apiculture représente 2 % du chiffre d’affaires agricole mais la pollinisation représente 10 % minimum du C.A. Ces données sont corroborées par les résultats de Galai & al qui montre que la pollinisation des plantes nourricières à l’homme représente 9,5 % de l’alimentation totale. L’intervention de Christian Pons, président des apiculteurs de l’Hérault et trésorier de l’Unaf (union nationale de l’apiculture française) concernait la situation en général. La récolte des quelque 70 000 apiculteurs français, dont 22 000 adhérents à l’Unaf, n’atteindra pas les 10 000 tonnes. Certains apiculteurs voient leur production chuter de 50 %. Les pesticides sont pointés du doigt d’autant que 2 nouveaux produits flingueurs de biodiversité contenant un néonicotinoïde néfaste aux cheptels d’abeilles viennent d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché.

Parmi les autres avaries, il y a le réchauffement climatique avec le frelon asiatique. Mettre les ruches le plus loin possible des grandes cultures afin que les abeilles n’aillent pas butiner les champs remplis de pesticides. Il se consomme chaque année 40 00 tonnes de miel et l’Hexagone n’en produit plus que 9 000 tonnes.

Le reste est importé parfois avec du miel ou les abeilles n’ont jamais vu le jour. Une représentativité sur le plan national des petits apiculteurs est à consolider et l’appellation UE est à remettre en cause selon M. Pons.

CORRESPONDANT
Voir les commentaires
L'immobilier à Bozouls

89000 €

Appartement T2 situé dans une résidence sécurisée construite en 2005. Le bi[...]

220000 €

AVEYRON - BOZOULSPresbytère dans un petit hameau en bordure du causse avec [...]

152900 €

Nouvelle résidence dans le centre-ville de Bozouls !!! Immeuble de standing[...]

Toutes les annonces immobilières de Bozouls
Réagir