Changer de regard sur l’autisme

  • Jean-Pierre Villain, président des PEP 12, présente Julie Dachez à l’assemblée avant la conférence sur l’autisme.
    Jean-Pierre Villain, président des PEP 12, présente Julie Dachez à l’assemblée avant la conférence sur l’autisme.
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Dans le cadre de la journée mondiale sur l’autisme, Julie Dachez, jeune femme autiste sans déficience intellectuelle, était l’invitée des PEP 12 (Pupilles de l’Enseignement Public) pour expliquer ce qu’est l’autisme. Jean-Pierre Villain, président de l’association rappelait les fondamentaux des PEP, la laïcité, la solidarité et l’égalité des droits avant de laisser la parole à la jeune intervenante.

Julie Dachez a 34 ans. Elle n’a été diagnostiquée autiste qu’après 10 ans d’errance. Un vrai soulagement, une libération. Fini les questions sur son mal-être, sur son incompréhension du monde qui l’entoure. Elle peut alors s’adapter à ses particularités, gagner en qualité de vie et de sérénité. C’est important pour comprendre et mieux vivre, pour s’épanouir. comme tous les autistes elle souffre d’hyper sensorialité (lumière, bruit, odeur, toucher, contact). Quand on avance en âge, les choses s’amplifient. Dès le collège, difficultés avec les codes (vocabulaire, vêtements, clans, création de liens…). Difficulté de se projeter dans l’avenir (dépression, anxiété, insomnie). Dans la vie professionnelle, les codes sociaux sont extrêmement complexes. "Il y a le savoir-faire et le savoir être" affirme-t-elle. La compétence est là mais la relation aux autres est très compliquée. La vie de famille et la vie de couple demandent de composer, de se surveiller constamment. Raconter sa journée de travail est une épreuve. C’est difficile et épuisant. "Toujours plus de codes, toujours plus de mécaniques, de stratégies pour survivre. Mais quand on se repose ?". Il est vital de pouvoir se reposer pour récupérer, seul. Lorsque le diagnostic est posé on peut avoir accès à des accompagnements, des aides, des aménagements de travail, obtenir une aide handicapé.

Difficulté d’intersexionnalité. On n’est rarement qu’autiste. On est une femme et le diagnostic est plus difficile pour les femmes que pour les hommes. De plus, les femmes sont plus vulnérables (atteintes sexuelles, viols…). La sexualité des autistes est différente des gens "normaux". Lesquels gens "normaux" apparaissent comme très complexes aux yeux des autistes (différence de relation aux autres, mesquineries, mensonges, comportements ambigus…).

Julie Dachez a poursuivi des études. Elle a écrit des thèses, organise des conférences. Elle souhaite expliquer ce qu’est "être autiste". "On peut en parler puisqu’on est concerné". Une jeune femme brillante qui met son handicap au service des autres en s’exposant, en expliquant.

CORRESPONDANT
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