Gastronomie

Restauration : à Paris, un Cocorico qui a l'accent aveyronnais

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  • Le chef breton Philippe Leray (à gauche) œuvre en cuisine, en compagnie de son second Cyprien Mihoc, originaire de Roumanie.
    Le chef breton Philippe Leray (à gauche) œuvre en cuisine, en compagnie de son second Cyprien Mihoc, originaire de Roumanie. RDS -
  • Situé 5 rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris, le Cocorico est dans les mains de la famille Ricard depuis longtemps. Si Aude en tient les rênes aujourd’hui, ses parents puis son frère Cédric ont été à la tête de cet établissement de 60 couverts, où les clients sont accueillis dans un cadre boisé, coloré et cosy.
    Situé 5 rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris, le Cocorico est dans les mains de la famille Ricard depuis longtemps. Si Aude en tient les rênes aujourd’hui, ses parents puis son frère Cédric ont été à la tête de cet établissement de 60 couverts, où les clients sont accueillis dans un cadre boisé, coloré et cosy. RDS -
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Situé à deux pas de la Seine, entre le Musée d’Orsay et l’Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement, propriété d’Aude Ricard, née à Rodez et originaire de Vimenet, l’établissement séduit par sa décoration, par son âme mais également par sa cuisine. Sans oublier une maîtresse des lieux qui ne laisse pas indifférent…

Elle a opté pour un pull jaune. Un choix judicieux car cette couleur lui va comme un gant. Aude Ricard est lumineuse… Carrément rayonnante même ! Avec une passion pour son métier, une joie de vivre et une énergie communicatives. La propriétaire du Cocorico, un bistrot (café, bar et restaurant) situé 5 rue du Bac à Paris, dans le 7e arrondissement, en face du Musée d’Orsay, tout près du Pont Royal, du Jardin des Tuileries et de l’Assemblée nationale. Les clients installés sur la terrasse distinguent même, à l’horizon, l’immense dôme de la basilique de Montmartre… Le décor est planté, il ne reste plus qu’à passer la commande.

Née à Rodez, en 1978, originaire de Vimenet, le village de son père, alors que sa mère est native de Recoules-Prévinquières, Aude Ricard, âgée alors de 7 ans, a suivi ses parents à Paris, où ils ont pris un bistrot en gérance. Ils ont refait les valises trois ans plus tard, direction Montpellier. En classe de 3e, la question de l’orientation s’est posée à cette adolescente montée sur ressort et au caractère bien affirmé. Elle avait des idées : "Gagner de l’argent, être libre et voyager". Elle a tenté un CAP au lycée hôtelier de Saint-Chély, "pour partir de la maison", mais l’expérience ne s’est pas avérée concluante. Elle détaille : "Je n’ai pas aimé me faire taper sur la tête par les curés !". Comme un uppercut, le ton est très direct. Mais, elle ne met pas toujours des gants. à l’âge de 20 ans, elle a travaillé chez divers patrons mais aussi avec ses parents. C’est d’ailleurs avec eux qu’elle a ouvert le Cocorico en 1995. Son frère Cédric, de trois années son aîné, est devenu le maître des lieux deux ans plus tard et c’est en 2017 qu’Aude Ricard l’a acheté. Entre-temps, elle avait fait l’acquisition du Parvis, situé sur l’île de la Cité, qu’elle a mis en gérance. Elle emploie 18 personnes mais elle reconnaît que "ce sont deux affaires différentes" : "Alors que le Parvis (55 couverts) accueille 95 % d’étrangers, le Cocorico (60 couverts) mise, bien sûr, sur le tourisme mais compte aussi beaucoup de fidèles du quartier. Il y a ici une déco, une âme". "Humaine, capable de rigoler au travail, je suis aussi rigoureuse car le boulot, c’est le boulot", assure cette quadra qui cumule gestion, recrutement, plannings et service. "C’est même dans mes cordes de passer en cuisine, sourit-elle. Je suis heureuse dans mon activité professionnelle et comblée dans ma vie personnelle". Jamais très loin, Marc rougit un peu, avec un clin d’œil révélateur. Avec leurs deux enfants, Clovis (8 ans) et Rose (5 ans), ils passent "le maximum de temps" et vivent "comme des paysans, sur leur tracteur" dans le corps de ferme qu’ils ont retapé dans Le Perche, à moins de 90 minutes de Paris.

L’Aveyron n’est plus qu’un lointain souvenir d’enfance ? "Pas du tout, stoppe net Aude Ricard. Je n’ai pas de pied à terre mais il y a un vrai plaisir à y revenir. Je suis très famille et je loue un gîte afin de passer des vacances à Vimenet, tout près de mes parents". En revanche, elle ne semble "pas décidée" à reprendre un bistrot dans son département natal. "Éventuellement des chambres d’hôtes, glisse-t-elle, du bout des lèvres. Il faut que ça bouge. J’aime l’effervescence de Paris !".

Le Cocorico est ouvert sept jours sur sept, de 8 heures à 23 h 30. Pour réserver, appeler le 01 40 26 82 03.

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