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Manger bio : le corps et la planète disent oui !

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    Manger bio : le corps et la planète disent oui !
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Selon une vaste étude menée par l’Inra, les adeptes du bio ont tout bon ! Alimentation plus saine, moins calorique, plus respectueuse de l’environnement. Rien de surprenant, mais la réalité scientifique de ces bienfaits valide le choix de l’alimentation bio.

Le bio a le vent en poupe, mais quels sont les effets concrets de cette tendance au green addict ? Pour le savoir, l’Inra* a mené un travail portant sur plus de 29 000 participants adultes mobilisés dans le cadre du projet français BioNutriNet. Une étude associant des nutritionnistes, des économistes, des toxicologues, des agronomes et des spécialistes de l’environnement.

La méthode déployée en 2014 ? La collecte des données relatives à la consommation d’aliments bio et conventionnels, à l’aide d’un questionnaire portant sur 264 items alimentaires. Des informations sur le mode de vie, les lieux d’achat du bio et l’indice de masse corporelle ont également été enregistrées.

Un IMC plus faible

« Le régime alimentaire observé chez les grands consommateurs de bio est nutritionnellement plus sain, et apporte plus de nutriments », souligne l’Inra. Pour preuve, l’indice de masse corporelle (IMC) de la population suivant une alimentation non bio s’établit à 27,3 contre 23,2 pour le groupe bio. Seul bémol, le coût de cette alimentation respectueuse de l’environnement est plus élevé pour les grands consommateurs de bio : 8,8 euros par jour contre 7 euros.

Bon pour l’environnement

Autre point étudié, l’exposition aux pesticides de synthèse. Là encore, les auteurs ont noté une différence significative. « L’exposition aux résidus de pesticides par l’alimentation était, selon les molécules, entre 23% et 100% inférieure pour les adeptes du bio ». Enfin ce régime alimentaire est moins impactant pour l’environnement en termes d’émissions de gaz à effet de serre, de consommation d’énergie et d’occupation des sols agricoles.

A noter : le Haut Conseil de la Santé Publique a recommandé en 2017 le plan de prévention du ministère en charge de la santé, en fixant la barre plus haut : d’ici à 2022, il s’agit d’inclure 50% de bio dans les menus des cantines.

*Institut national de recherche agronomique

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