"Santa Sangria" se décline aux Hauts Parleurs de Villefranche

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  • Baptiste et Roser, les deux réalisateurs.
    Baptiste et Roser, les deux réalisateurs. DDM
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Deux jeunes cinéastes viennent de réaliser un court-métrage au cœur de la bastide.

Le cinéma, c’est leur monde bien à eux à Roser et à Baptiste. Installé dans l’ouest Aveyron, ce jeune couple met tout en œuvre pour vulgariser le film et l’image. Jusqu’à s’armer de caméras et monter un ministudio afin de concevoir un court-métrage. C’est ce qu’ils ont imaginé en transformant le café associatif de la rue Alibert Les Hauts Parleurs en un bar espagnol allant bien au-delà de la seule ambiance tapas-flamenco. Même si… Mais le clin d’œil reste le clin d’œil pour cette production franco-espagnole intitulée "Santa Sangria".

La finalité de la trame tient de la charge sans concession aucune au machisme dit ordinaire, mais qui galope plus vite encore que la pire des gangrènes. "C’est l’histoire drôle d’une serveuse à qui un client demande quelque chose de très spécial", s’amuse Roser avec sa pointe d’accent d’au-delà des Pyrénées. "Un film dans l’air du temps sur fond de Me too", opine Baptiste.

Mais par-delà le contenu à messages, qui dit réalisation d’un film, fut-il un court-métrage, implique de mobiliser des financements. "Lorsque, comme nous, on travaille en coproduction en mettant tout en œuvre pour que le coût soit le près possible de zéro, un coût reste un coût", regrette les cinéastes. Tout en se situant bien plus bas que la fourchette du coût moyen d’un film bénéficiant de financements publics, il reviendra entre 50 et 80 000 €, eux ont dû louer du matériel et dédommager quelques intervenants. "En filmant en numérique, c’est beaucoup moins cher qu’il y a une quinzaine d’années lorsqu’on utilisait encore la pellicule qui revenait vite hors de prix". Sauf que si baisse du coût de la réalisation il y a là, la diffusion grimpe, elle, en flèche. Et l’effet de vases communicants devient très vite illusion.

Car même si une maison de production a manifesté un intérêt certain, rien n’est gagné. "Si tu veux que ton film soit vu, et c’est le but, il te faut payer pour la distribution, pour les frais de festivals, mais aussi pour avoir une visibilité sur internet en accédant aux plateformes ; tout cela a évolué très vite, ce qui fait que les frais de marketing deviennent énormes", décompte Baptiste. Quant à la réalisation, même en travaillant de la façon la plus artisanale possible, il leur a fallu faire appel à un régisseur, un preneur de son et d’images, des acteurs… "Avec le strict nécessaire, nous étions déjà huit personnes, car dès qu’on est dans la réalisation de fiction, c’est le strict minimum…".

D’où le lancement d’une campagne de financement participatif via la plateforme Ulule (le lien est : fr.ulule.com//santa-sangria-film).

Une projection est d’ores et déjà prévue aux Hauts Parleurs pour la sortie de "Santa Sangria", fin mai-début juin…

GDM
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