Auto : Florence Tevelle Fanzara incollable sur l’univers rallye

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  • Florence Tevelle Fanzara est passionnée par les rallyes régionaux.
    Florence Tevelle Fanzara est passionnée par les rallyes régionaux. Repro CPA
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Cela fait près de 30 ans que cette quinquagénaire ruthénoise se passionne pour l’univers des rallyes de la région.

« Jusqu’à l’âge de 21 ou 22 ans, je ne connaissais absolument rien au sport automobile et c’est grâce à des amis que j’ai découvert le rallye », confesse Florence Tevelle Fanzara qui est tombée dans la marmite grâce à Claude Canitrot, qui faisait partie du même groupe folklorique qu’elle. « Claude était le copilote de son frère Jean-Marc, ils avaient une R5 et un jour, ils m’ont proposé de participer à l’assistance d’un rallye dans lequel ils étaient engagés. »

Des parcs d’assistance aux spéciales

C’est le déclic. Elle est tout de suite conquise par l’ambiance et la convivialité qui règnent sur les parcs d’assistance. De fil en aiguille, elle participe de plus en plus et convertit même ses parents. « Papa et maman m’accompagnaient souvent et ils sont également devenus des passionnés. Si au début, nous nous cantonnions à rester au parc d’assistance, par la suite, nous sommes allés voir des spéciales et le spectacle nous a franchement convaincus. »

De rallye en rallye, Florence fait de nombreuses connaissances et, dès un week-end de libre, se rend sur les épreuves « J’assistais à presque tous les rallyes du département mais aussi du Lot et du Tarn. Je vivais cette passion à fond en participant aux assistances. Il faut dire que dans les années 1990, il y avait une solidarité et une convivialité qu’on ne retrouve plus tellement de nos jours. Tout le monde se connaissait et s’entraidait, les équipages se prêtaient des pièces si c’était nécessaire. »
Après une quinzaine d’années passées à écumer les épreuves et à les vivre de l’intérieur, elle est devenue pratiquement incollable sur les rallyes de la région. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’au début des années 2000, Claude Canitrot lui propose de participer à la création du site Rodez Sport Auto, elle acquiesce. À une époque où les réseaux sociaux sont quasi inexistants, le site trouve de suite sa place. Florence, de par ses connaissances tant au niveau des pilotes que des organisateurs, en devient la cheville ouvrière. « C’était un peu mon bébé, j’y consacrais un maximum de temps. Tous les soirs, j’y passais une heure ou deux. Si Claude Canitrot m’avait dit on arrête, je crois que j’en aurais été malade. »

Cheville ouvrière de Rodez Sport Auto

En dehors des informations propres aux différents rallyes de la ligue Midi-Pyrénées, le site propose une partie petites annonces pour les pilotes souhaitant acheter ou vendre des pièces. L’ASA Route d’Argent y est également hébergée. « Même si nous avions tout un réseau de pilotes et d’organisateurs, il fallait souvent partir à la pêche aux infos et le week-end sur les rallyes, je rencontrais un maximum de personnes pour avoir les dernières actus ». Malgré la montée en puissance des réseaux sociaux, le site garde aujourd’hui sa raison d’être, la quinquagénaire continuant à y distiller toutes les nouvelles qu’elle et Claude Canitrot récoltent.
Même si elle reste passionnée par le rallye, Florence n’y retrouve plus la même ambiance et le déplore. « Il m’arrive encore d’aller sur des assistances avec mon mari (elle est l’épouse de Daniel Tevelle, ancien copilote), mais l’ambiance n’est plus la même, il y a plus d’individualisme et c’est dommage. »
Cela ne l’empêche toutefois pas de continuer à se consacrer au site et à y passer encore plusieurs heures par semaine. Quant à savoir si cette passion aurait pu se concrétiser par une participation en tant que pilote ou copilote, la réponse est claire. « Non, absolument pas. Bien sûr, il m’est arrivé quelquefois de monter dans le baquet de droite avec des copains pour des essais, mais à chaque fois il me tardait que ça finisse. Ce n’est pas fait pour moi », raconte celle qui aime vivre le rallye dans les coulisses, loin de la lueur des phares.

Serge Carrière
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