L’art espagnol en exil : maintenir une identité culturelle

  • Isabelle Le Moal a présentéune facette méconnuedes Républicains espagnolsen exil.
    Isabelle Le Moal a présentéune facette méconnuedes Républicains espagnolsen exil.
Publié le , mis à jour

Au local de Memoria andando, une cinquantaine de personnes a assisté à la conférence présentée par Isabelle Le Moal sur les artistes de l’exil espagnol.

Au moment de la tragique Retirada des centaines d’artistes, opposants au franquisme, ont dû quitter leur pays pour préserver leur liberté d’hommes et de créateurs. Bien que soutenus par de grands artistes espagnols déjà installés en France qui avaient clairement pris parti pour les Républicains, Picasso, Julio González, Juan Gris et Joan Miró, et au-delà du déracinement vital propre à tous les exilés, ces artistes (Baltasar Lobo, Pedro Flores, Ginés Parra, Antoni Clavé, Manuel Viola, Antonio Alos, Brugarolas, Call, Forcadell, A. Ferrán, José Vargas…) ont eu beaucoup de mal à donner libre cours à leur talent créatif.

Tous les réseaux qui, en Espagne, leur permettaient d’être connus, reconnus, localement, régionalement, nationalement, ont évidemment disparu.

Dans des conditions très difficiles, ils se sont cependant exprimés dans les camps où on exposait parfois dans des baraques.

Parmi les artistes qui ont laissé le témoignage de leur passage dans les camps, nous pouvons relever Antoni Clavé, Antonio Rodríguez Luna, Helios Gómez, Manolo Valiente, Josep Bartolí…

À la sortie des camps, des compagnies puis groupements de travailleurs étrangers, de la Résistance pour certains, ils continueront à peindre, à sculpter, tout en exerçant divers métiers pour survivre.

Par tous types de manifestations, l’exil espagnol a témoigné pendant très longtemps d’une grande préoccupation culturelle et ainsi est née une nouvelle génération d’artistes qui étaient des enfants lors de la Retirada en 1939 (Carlos Pradal, Juan Jordà, Rodolfo Fauria-Gort, Balbino Giner Antoni Clavell…).

Cette activité culturelle des exilés en France fut constante.

"Les lieux, formes et courants d’expression de leur culture furent divers, mais dans l’ensemble on peut affirmer que la caractéristique essentielle de l’exil espagnol en France a résidé dans sa volonté de sauvegarder l’identité culturelle hispanique".

Correspondant
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