Coupe de l'Aveyron (finale féminine)

Football - Vabres-l’Abbaye au bout du suspense

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  • Au terme d’un match conclu par la séance des tirs au but, Vabres-l’Abbaye décroche à nouveau le Graal. Huit ans après.
    Au terme d’un match conclu par la séance des tirs au but, Vabres-l’Abbaye décroche à nouveau le Graal. Huit ans après. Jean-Louis Bories -
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Victorieuses de Montbazens (1-1, 4 tirs au but à 3), les joueuses de Vabres-l’Abbaye ramènent la coupe de l’Aveyron à la maison, huit ans après le dernier trophée obtenu dans cette compétition.

Il aura donc fallu une séance de tirs au but, hier, à Paul-Lignon, à l’issue d’un match à rebondissements, pour connaître le successeur de Lioujas. Car, au terme du premier acte, globalement dominé par les joueuses de Vabres-l’Abbaye, personne n’imaginait ce scénario. Pourtant, les évènements récents chez les professionnels ont montré que tout revirement est encore possible dans l’univers du ballon rond.

Le trio d’attaque des Sud-Aveyronnaises, sous l’impulsion de leur capitaine, Enguix, et de leur feu follet, Mennessier, sur tous les bons coups, donnait des sueurs froides à la défense montbazinoise qui tenait bon malgré tout.
À force de tentatives vabraises, le ballon a fini par rentrer grâce au bout du pied de Mennessier, trompant la gardienne adverse, sortie, sur une passe prolongée de Bel (0-1, 22e).

Sonnées mais vaillantes face au vent, réorganisées grâce à l’entrée, coup sur coup, de trois remplaçantes,les Montbazinoises réagissaient, notamment en contre et sur coup franc. Galy, à la récupération (18e), et surtout en profondeur avec l’attaquante, Tonga, trop souvent esseulée et rattrapée par la défense rouge, vigilante.
L’action la plus chaude en cette fin de premier acte était à mettre au crédit de la capitaine montbazinoise, Lochum, après une passe d’Espeilhac, contrée et achevée sur l’autre but par un tir contré de Mennesier (44e).

La capitaine de Montbazens relance le match

Dès l’entame de la seconde période, cette même Lochum remettait les compteurs à zéro et offrait à cette finale un nouveau rebondissement digne de cette compétition (46e). Vabres-l’Abbaye, cueillie à froid, repartait à l’offensive par sa meneuse de jeu, Brabant, lors de raids solitaires et de tentatives de frappes.
Le public, tantôt bruyant, tantôt amorphe, refroidi par ces revirements, frémissait pourtant à nouveau avec une talonnade de la capitaine Lochum pour Espeilhac, laquelle après un grand pont, filait au but. Cette dernière voyait son tir du pied droit sortir en corner (74e). Le tournant du match intervenait à la suite d’un changement volontaire de gardienne, côté Vabres-l’Abbaye, Émilie Bel, milieu de terrain succédant à Condomines. La séance de tirs au but approchait à grand pas, malgré un ultime tir enroulé du droit d’Espeilhac.

Séance au cours de laquelle les tirs de Berthoumieu et Espeilhac étaient stoppés par Bel, offrant ainsi le cinquième et dernier tir victorieux. Cruel pour Montbazens, pas pour les joueuses de Vabres-l’Abbaye, qui exultaient.

Ils ont dit

Alain Carles, entraîneur Montbazens : Perdre aux tirs au but est toujours dur, surtout en finale. On a des occasions en seconde période pour marquer, et la gardienne en sort deux. On a mieux joué car en première mi-temps, on a eu les jambes fébriles. Vabres est une belle équipe, bravo à elles.

Francis Cristiano,  président de Montbazens : Je suis très fier de mes joueuses. Il y a trente-deux ans qu’on attend la coupe de l’Aveyron. On est venu pour la jouer et on revient l’an prochain pour la gagner. On a déplacé tout un village et ça, c’est déjà une belle victoire.

Pascal Aninat, entraîneur de Vabres-l’Abbaye : J’ai beaucoup douté et ça a été difficile pour nous jusqu’au bout, mes joueuses sont au bout du rouleau. Tous nos matches qualificatifs ont été difficiles. On a eu beaucoup d’occasions mais Montbazens a fait un bon match et nous beaucoup moins.

Élisabeth Bourgeard-Tournon, responsable de la formation de l’équipe de France féminine : En quarante ans que je suis les finales féminines de district, je n’ai jamais vu une telle ambiance, un tel état d’esprit. C’est fantastique !

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