Transhumance

Espalion : un rendez-vous immuable pour la famille Rames

  • Trois générations et un même intérêt pour la race Aubrac.
    Trois générations et un même intérêt pour la race Aubrac. Repro CPA -
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Chaque fin mai, le troupeau quitte la ferme de Latieule aux portes d’Espalion pour rejoindre les verts pâturages du plateau de l’Aubrac.

Gabriel se souvient avec émotion de sa première transhumance à l’âge de douze, treize ans avec son père. Juste une dizaine de vaches qui partaient (avec leur veau) en pleine nuit. C’était l’époque ou les éleveurs se regroupaient pour monter vers des estives collectives. Les quelques animaux des Rames, retrouvaient à Espalion, ceux de Carrière, rue du Palais et de Picard d’Envaux. À Saint-Côme s’y ajoutaient les animaux de Bessière de la Brucaterie, de Martel de Notre-Dame-d’Albiac… À l’époque c’est à Aubrac que les Cantales prenaient les animaux en charge avec l’aide de leurs équipes. Et parfois les plus anciens qui avaient l’œil n’hésitaient pas à jouer du "drélier" pour s’attribuer les meilleures laitières car il ne faut pas oublier qu’en ce temps-là le propriétaire de la montagne se payait avec le lait des vaches qui servait à faire le fromage dans le buron. Pauvre petit veau à qui il ne restait que quelques gouttes pour amorcer la montée du lait ! Une première transhumance pour Gabriel qui avait vu un terrible orage de grêle disperser le troupeau dans les bois après le Pouget. "On n’a retrouvé certains animaux que deux jours après !"

Une tradition adaptée au système d’élevage

Blanc l’hiver, l’Aubrac reste vert l’été alors que les causses calcaires et les pentes de la vallée du côté de Latieule jaunissent l’été. Ici la transhumance a toujours été une nécessité agricole, une pratique ancestrale adaptée à l’environnement naturel de l’exploitation. Pour la Saint-Urbain le troupeau gagne les estives pour se repaître d’herbe fraîche à la flore incomparable jusqu’à la mi-octobre (à la Saint-Géraud). Les parcelles libérées au siège de l’exploitation serviront à constituer le stock de foin pour l’hiver.

Aujourd’hui, Dominique en convient, la surface de l’exploitation serait bien insuffisante pour nourrir les 120 vaches du troupeau et leur suite sans l’appoint fourrager des estives.

Depuis quelques jours une partie du cheptel a rejoint (en camion) ses quartiers d’été à Saint-Projet-de-Salers dans la Cantal. Le 26 mai, une cinquantaine de vaches ou génisses quittera dès l’aube l’exploitation. Après une dernière tétée des veaux, un solide casse-croûte pour les hommes, la meneuse ornée du griffoul fleuri, sonnaille autour du cou tirera ses congénères, via Saint-Côme, sur la route d’Aubrac avant de prendre les drailles menant à la montagne de Puech Crémat-Bas. Près de 35 kilomètres dans la journée, et la fierté d’être un des acteurs de l’événement majeur qu’est la fête de la transhumance en Aubrac "pour montrer la race, et défendre l’image du pays".

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