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L'épéiste ruthénois Aymerick Gally, entre promesses confirmées et annoncées

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  • Aymerick Gally a eu à plusieurs reprises l’occasion d’exulter ce week-end.
    Aymerick Gally a eu à plusieurs reprises l’occasion d’exulter ce week-end. DR / DR
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L’épéiste ruthénois s’est mis en évidence à Paris, ce week-end, en atteignant les quarts de finale du Challenge SNCF Réseau. Une première pour lui dans un tournoi de ce niveau, qui pourrait bien constituer un acte fondateur.

L’éclosion a été progressive, s’étalant sur une durée de cinq ans, et aujourd’hui, on ne saurait dire si elle est totalement achevée ou non. Pour la première fois de sa carrière, Aymerick Gally s’est hissé en quart de finale d’un tournoi majeur, en l’occurrence le Challenge SNCF Réseau, considéré comme le plus important de la planète escrime, qui s’est tenu à Paris samedi et dimanche. Une performance à double niveau de lecture : le premier lié à cette présence parmi les huit meilleurs tireurs du rendez-vous, et le second au parcours effectué par l’intéressé pour en arriver là, avec, entre autres, des succès face à l’Italien Federico Vismara, n°16 mondial (15-12 en huitième de finale), mais surtout face au n°1 mondial, l’Ukrainien Bogdan Nikishin (15-14 en seizième de finale).

"Faire un quart de finale dans ce tournoi à 22 ans n’est pas donné à tout le monde, souligne Jean-Michel Goubert, président de l’Escrime Rodez Aveyron (Era), le club que Gally a rejoint à l’âge de 17 ans. Cela étant, je ne suis pas surpris. La première fois où l’on a vu Aymerick, on a tout de suite perçu son potentiel, même s’il avait tout à apprendre à l’époque. Il devait progresser dans tous les domaines et s’il dispose d’un avantage de base grâce à son physique, il s’est nettement amélioré techniquement depuis ses débuts."

Préparation mentale

Face aux ténors présents dans la capitale, l’épéiste ne s’est pas contenté de confirmer les observations faites par Jean-Michel Goubert puisqu’il a également démontré qu’il s’était grandement étoffé.

"Ce qui m’a marqué ce week-end est qu’il a fait preuve d’une meilleure réflexion tactique, enchaîne Goubert. Lors de ses différents matches, il est parvenu à changer ce qui n’allait pas, sans jamais s’affoler."

"J’ai beaucoup travaillé avec un préparateur mental depuis deux ou trois ans et je savais que j’étais prêt", révèle celui qui s’entraîne à Paris, à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), depuis janvier 2018, avant de confier, au sujet de son élimination par le Sud-Coréen Park Sang-Young, champion olympique en titre et vainqueur final du tournoi : "J’étais un peu moins tranchant, moins incisif à cause de la fatigue des qualifications, mais je n’étais pas à la rue. Je voyais les solutions face à lui, ce qui est encourageant pour la suite".

Objectif Tokyo

La suite, c’est principalement à Tokyo (Japon), l’an prochain, à l’occasion des Jeux olympiques, que le vice-champion d’Europe par équipes 2018 aimerait l’écrire, lui qui avoue avoir pris conscience de certaines choses en mûrissant ("Si je veux continuer dans ce sens-là, je dois être encore plus rigoureux à l’entraînement, toujours chercher à me dépasser, même les jours où j’ai un peu moins envie").

"C’est le gros objectif cette saison : décrocher la qualification pour les JO, annonce-t-il. Cette année, j’ai eu quelques blessures qui m’ont freiné mais je veux me servir de ce que j’ai vécu pour continuer à progresser."

Romain Gruffaz
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