Justice

Assises de l'Aveyron : 13 à 15 ans requis contre un père accusé de viols sur sa fille

  • Me Stéphanie Boutaric, avocate de la partie civile et, derrière elle, Bernard Salvador, avocat général.
    Me Stéphanie Boutaric, avocate de la partie civile et, derrière elle, Bernard Salvador, avocat général. C.C. - C.C.
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Deuxième jour du procès ce mardi, où le père nie toujours les accusations portées contre lui par sa fille. Pour la partie civile et l'avocat général, la culpabilité ne fait pas de doute. La défense doit plaider l'acquittement ce mercredi matin. 

De 11 ans à 17 ans, elle aurait été victime d'agressions sexuelles et de viols : telles sont les accusations portées par une jeune femme, aujourd'hui âgée de 27 ans, contre son père qui comparait sur le banc des accusés de la cour d'assises de l'Aveyron depuis ce lundi. Et qui réfute les faits qui lui sont reprochés.  Ce mardi, au deuxième jour du procès, aucun élément n'est venu altérer la sincérité des deux protagonistes de ce drame familial, laissant les jurés devant apprécier leur crédibilité respective et comprendre qui masque la manifestation de la vérité. 

Pour les y aider, l'heure était ce mardi après-midi à la plaidoirie de la défense et aux réquistions de l'avocat général. Les violences intrafamiliales au sein d'un foyer capdenacois qui depuis a volé en éclat, les maltraitances en tout genre, une longue dépression de la jeune fille, sa peur de devoir révéler les causes de sa souffrance, la personnalité de l'accusé dont l'immaturité et "l'amour fusionnel pour sa fille" doivent convaincre de sa culpabilité ont été autant d'arguments de la partie civile sous la plaidoirie de Me Stéphanie Boutaric. L'avocate a souligné que la jeune fille n'avait jamais failli dans ses déclarations, jamais varié, depuis son dépôt de plainte en juillet 2012. Une longue instruction qui efface pourtant les souvenirs de nombreux témoins cités à la barre et les éléments probants à charge pour l'accusé. Et de balayer dans sa démonstration les soupçons de "machiavélisme"  qui se porteraient sur la jeune fille. 

Verdict attendu ce mercredi en milieu de journée

Une démonstration reprise par l'avocat général Bernard Salvador, soulignant des déclarations constantes et circonstanciées de la victime, son "martyre" dans un huis clos familial pesant qu'elle parviendra malgré son mal être, à pouvoir briser. Pour l'accusation, la culpabilité du père ne fait pas de doute. Et de requérir de 13 à 15 ans de réclusion cirminelle assortie d'un suivi socio-judiciaire et d'une obligation de soins. 

Le doute sera d'évidence le point d'appui de la défense qui s'emploiera à démonter ces arguments pour réclamer à la cour l'acquittement. Me Laurence Foucault et Me Hubert Aoust plaideront ainsi  ce mercredi matin, avant un verdict attendu en milieu de journée. 

Compte rendu d'audience dans l'édition de Centre Presse de mercredi 22 mai. 

Christophe Cathala
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