Fédérale 1

Rugby : Jean-Paul Barriac (président de Rodez) : "Je suis rassuré"

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  • Jean-Paul Barriac, au sujet de l’arrivée du partenaire malgache et du versement de 200 000 euros qu’il effectuera : « Les éléments prouvent que tout tient la route, que tout est bien ficelé, et je ne vois pas, aujourd’hui, ce qui pourrait empêcher que tout soit finalisé rapidement ».
    Jean-Paul Barriac, au sujet de l’arrivée du partenaire malgache et du versement de 200 000 euros qu’il effectuera : « Les éléments prouvent que tout tient la route, que tout est bien ficelé, et je ne vois pas, aujourd’hui, ce qui pourrait empêcher que tout soit finalisé rapidement ». Archive Jean-Louis Bories / Archive Jean-Louis Bories
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Le président du SRA a fait un point d’étape sur l’avenir du club, lundi 27 mai, et dissipé le flou qui l’entourait depuis plusieurs semaines, avant d’évoquer l’aspect sportif et la saison prochaine.

La décision du CNOSF (Comité national olympique et sportif français) concernant le maintien ou non du club en Fédérale 1 (voir encadré) devait tomber ces jours-ci. Où en est-on ?

Pour l’heure, on n’a pas eu le versement de la somme (d’un montant de 200 000 euros, NDLR) promise par notre partenaire (une entreprise de construction, voir encadré), ce qui bloque tout. Tant qu’on ne l’a pas, le CNOSF est aussi inquiet que la Fédération française de rugby. D’après les éléments dont on dispose, on pense qu’il y a 95 % de chances qu’on perçoive cette somme à la mi-juin, mais tant qu’elle n’est pas là, tout le monde demeure dans l’expectative. Aujourd’hui, tous les recours, tous les points qui constituaient des blocages ont été a priori balayés, les choses sont en cours, et à la date du 15 juin, on touchera cette somme. Les nuages devraient vite se dissiper.

Quels sont ces recours auxquels vous faites référence ?

Comme dans tout gros chantier, vous avez des concurrents qui font appel et qui usent d’artifices pour essayer de faire opposition à certaines choses. Par ailleurs, vu que l’État malgache est intervenu dans le projet, les élections qui ont eu lieu à l’automne à Madagascar ont également retardé le processus, mais aujourd’hui, tout est réglé. Les fonds sont en cours de transfert et d’ici au 15 juin, tout devrait être bon.

Qu’est-ce que ces "concurrents" dont vous parlez ?

Ce partenaire nous a associés à un très gros projet immobilier dans lequel figurait, sur le plan contractuel, une clause sociale. Il a choisi le rugby pour essayer de créer des ponts entre notre club et d’autres là-bas, à Madagascar. L’intérêt est que l’on prenne quelques jeunes de ces clubs locaux dans notre centre de formation et surtout qu’on les forme professionnellement à des métiers comme électricien, cuisinier, plombier etc. car Madagascar est un pays qui manque de main-d’œuvre formée.

Parmi les choses qui ralentissent doit également figurer Tracfin (une cellule du ministère de l’Économie et des Finances chargée de lutter contre la fraude, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme), non ?

Oui, aussi. Aujourd’hui, on en est donc là, le CNOSF attend la preuve du versement pour traiter le dossier. Il a émis un avis en mentionnant, dans son argumentaire, que les 200 000 euros n’avaient pas été versés. Lorsqu’on les aura, on devra rediscuter pour rester en Fédérale 1. La situation dure depuis un moment mais là, les choses se précisent. J’ai vu certains documents rassurants, qui montrent que les choses sont en cours. Les éléments prouvent que tout tient la route, que tout est bien ficelé, et je ne vois pas, aujourd’hui, ce qui pourrait empêcher que tout soit finalisé rapidement. Il me tarde d’encaisser cette somme pour entamer des discussions avec la Fédération mais vraiment, je suis rassuré.

Avez-vous pu commencer à travailler sur la saison prochaine malgré cette incertitude ? Arnaud Vercruysse sera-t-il toujours à la tête de l’équipe ?

Oui, Arnaud sera l’entraîneur de l’équipe, et on prépare la saison à venir sereinement.

Avez-vous déjà défini des grandes lignes sur le plan sportif ?

C’est en cours. Les départs sont actés et on travaille sur les recrues.

Quels sont les joueurs qui quittent le club ?

Dimitri Théron et Ralph Teriitaohia, qui mettent un terme à leur carrière, et Maxime Delouis, Baptiste Chamagne, Clément Baldy-Martin et Omar Dahir, qui, eux, ne sont pas conservés. On les a libérés rapidement pour qu’ils puissent trouver une nouvelle équipe. Pour le moment, il n’y a pas d’autre départ, mais ça peut évoluer si certains joueurs reçoivent des propositions intéressantes.

On doit donc s’attendre à six arrivées ou à plus ?

Il va falloir que l’on se renforce à certains postes car c’est nécessaire. ça l’est un peu moins à d’autres et on avisera surtout en fonction des opportunités qui s’offriront à nous.

Un peu comme celle qui vous avait conduit à engager Jeffrey Williams…

Oui. D’ailleurs, on ne sait pas si Jeffrey va rester ou rejoindre Toulouse (il y a effectué un essai, le Stade Toulousain l’ayant sollicité dans l’optique de la saison à venir et de la Coupe du monde, qui privera le club de plusieurs joueurs). Il fait partie de ces joueurs qui, peut-être, dans quelques semaines, nous diront qu’ils partent.

Une saison, plusieurs épisodes

Pour mieux comprendre la situation actuelle, il convient de rembobiner le fil de la saison sur plusieurs mois. Tout commence en septembre, lorsque l’on apprend que le club a trouvé un nouveau partenaire privé, une entreprise de construction malgache, qui lui effectuerait un premier versement à hauteur de 200 000 euros avant un engagement sur plusieurs saisons estimé, lui, à 500 000 euros. La première somme permettrait de résoudre les problèmes financiers auxquels le SRA est confronté depuis plusieurs années et qui lui ont valu, fin décembre, une relégation administrative en Fédérale 3 de la part du Conseil supérieur de la DNACG (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion, le gendarme financier du rugby français), assortie d’un retrait de huit points cette saison. Une décision dont le club a fait appel, avant, dans la foulée, de saisir le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) pour obtenir son maintien en Fédérale 1 la saison prochaine, en s’appuyant sur une jurisprudence qui lui avait été favorable il y a trois ans, lorsque, pour des raisons identiques, la DNACG avait déjà sanctionné Rodez, avant de voir le CNOSF lui donner tort, donc. Cette instance devait prendre une décision au mois de mai mais attend donc d’avoir des garanties financières de la part du SRA pour le faire.

Propos recueillis par Romain Gruffaz
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