Bosch Rodez : la CGT relance le ministère de l'Economie et des Finances sur le dossier du diesel

  • Les salariés du site Bosch de Rodez restent inquiets pour leur avenir.
    Les salariés du site Bosch de Rodez restent inquiets pour leur avenir. Archives CPA
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Annoncée par le gouvernement, l'étude scientifique sur les émissions des véhicules récents, essence et diesel, n'a toujours pas été lancée.

Près de quatre mois après l'annonce par le ministère de l'Économie et des Finances de la perspective d'une étude scientifique indépendante sur les émissions polluantes des véhicules récents diesel et essence, rien n'a encore été engagé.

Dans un nouveau courrier adressé à Bruno Le Maire, Denis Bréant, l'un des porte-parole de la Fédération CGT de la Métallurgie, redit l'impatience du syndicat et des salariés de la filière automobile, lourdement impactée par le recul du marché du diesel.

"Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT avait porté lors de la réunion de travail du 11 mars dernier à Bercy, en présence des constructeurs de l’automobile, des équipementiers, des présidents de régions et des représentants syndicaux, la revendication suivante : le lancement d’une étude scientifique sur les émissions de CO2, Nox et particules fines en conditions réelles des véhicules récents, tant diesel, qu’essence. À ce jour, nous n’avons ni retour, ni connaissance de cette étude, celle-ci ne serait même pas demandée par Bercy. Il nous paraît important que celle-ci soit réalisée au plus vite et espérons un retour rapide de votre part."

Transformation industrielle

Dans le même temps, lors de sa conférence de presse annuelle, la direction de Bosch France a souligné que le groupe s'engage dans la transformation industrielle en France.

"Le groupe Bosch a réalisé un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros en France en 2018, enregistrant ainsi une légère baisse dans un contexte économique perturbé. Malgré des défis économiques, le Groupe continue à investir des sommes importantes dans le développement de nouvelles technologies et de nouveaux secteurs d'activité en 2019 et donc dans l'avenir et la pérennité de l'entreprise. Bosch maintient sa position de premier employeur industriel allemand privé en France, avec plus de 7 300 collaborateurs – dont plus de 800 ingénieurs en R&D répartis sur 10 centres. Les investissements réalisés témoignent de l’engagement de Bosch dans la transformation industrielle en France.

En 2018, l'entreprise a investi près de 60 millions d’euros sur ses sites français, et prévoit un investissement similaire pour 2019.  En 2018, le Groupe a consolidé sa position de  leader de l’industrie 4.0 ; et son engagement dans la  transformation industrielle de ses sites en France, en développant l'industrie du futur et favorisant la transformation et l’optimisation de l’outil industriel (ex : à Vénissieux ou à Mondeville) au service de ses collaborateurs. Enfin Bosch s'engage pour la protection du climat et la qualité de l'air. Le Groupe sera la première grande entreprise industrielle à atteindre neutralité carbone ; dès 2020, les 400 sites Bosch dans le monde ; y compris en France ; seront ainsi climatiquement neutres."

À propos du site de Rodez, la direction du groupe Bosch précise : "Bosch accompagne le site Bosch de Rodez, spécialisé dans les activités diesel, dans son processus de diversification pour palier la baisse du marché diesel et préserver les emplois sur le site. Dans le cadre du projet Vision Near Zero Immission mis en place à l’échelle de l’entreprise, Bosch développe des technologies pour des groupes motopropulseurs à faibles émissions et continue d'investir des sommes importantes dans l'optimisation des moteurs essence et diesel. À titre d’exemple, le Groupe a investi sur son site de Rodez 14 millions d’euros dans la modernisation de sa ligne de production d’injecteurs diesel dernière génération 2.20."

Bosch s’engage pour une mobilité sans émission

"Le Groupe vise à devenir leader sur le marché de l’électromobilité et continue d’optimiser les moteurs à combustion interne. Les émissions des moteurs thermiques modernes ne participeront plus à la pollution de l’air dans nos villes. D’après les résultats de tests menés par des organismes indépendants, la performance des moteurs diesel modernes en termes d’émissions réunit toutes les conditions nécessaires à l’obtention de la vignette Crit’Air 1", souligne Heiko Carrie.

"Un autre volet du projet concerne la gestion du trafic. Bosch teste actuellement à Stuttgart mais aussi à Paris et Marseille des stations de mesure qui déterminent avec précision la concentration des polluants dans l'air ambiant. Le résultat des mesures et des simulations permettra de mieux comprendre la relation entre émission et immission, et donc l’impact du trafic routier sur l’environnement. Un projet avec la ville de Stuttgart a montré qu’un trafic fluidifié peut réduire les émissions de polluants existant jusqu’à 20 %.

Aussi, en France les équipes de Bosch Rexroth et l’équipe technique du site Bosch de Rodez collaborent sur des solutions industrie 4.0 clés en main intégrant consulting, hardware, et implémentation pour proposer en interne et en externe des solutions adaptables aux outils industriels existants."

Centre Presse Aveyron
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