Christian Lapie : "Pierre Soulages est mon héros"

  • L’artiste rémois Christian Lapie présente « Le souffle  du temps », un parcours de sculptures dans la ville et une exposition au musée Denys-Puech. Le vernissage est fixé aujourd’hui, à 18 h 30. L’artiste rémois Christian Lapie présente « Le souffle  du temps », un parcours de sculptures dans la ville et une exposition au musée Denys-Puech. Le vernissage est fixé aujourd’hui, à 18 h 30.
    L’artiste rémois Christian Lapie présente « Le souffle du temps », un parcours de sculptures dans la ville et une exposition au musée Denys-Puech. Le vernissage est fixé aujourd’hui, à 18 h 30. S.O.
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L’artiste, natif de Reims, présente "Le souffle du temps", un parcours de sculptures dans la ville et une expo au musée Denys-Puech, jusqu’au 29 septembre, dans le cadre du "Siècle Soulages". Le vernissage est fixé ce vendredi 7 juin, à 18 h 30.

Qu’avez-vous en commun avec Pierre Soulages ?

Nous sommes tous les deux des artistes. Et ce n’est pas une boutade ! Car le terme est parfois un peu galvaudé. Il y a également une écriture personnelle, préparée, développée, depuis le début. Si nous sommes des milliers à utiliser le noir, avec Pierre Soulages, nous nous intéressons davantage au fond plutôt qu’à la forme. Et puis, nos œuvres appellent au silence intérieur. Notre travail n’est pas synonyme de bruit, de brouhaha… Sans oublier que nous exposons aussi tous les deux dans la même galerie à Lausanne en Suisse. Lui depuis quarante ans et moi depuis deux décennies. Nous avons une passion commune pour le rugby, j’aime l’esprit d’équipe, la stratégie, de cette discipline que j’ai pratiquée à Reims, une patrie pourtant de football.

Votre parcours et votre exposition font partie des événements du "Siècle Soulages". Comment le vivez-vous ?

Quand le conservateur en chef Benoît Decron m’a appelé, j’ai ressenti beaucoup de fierté, j’ai été très heureux. Mais, c’est également une responsabilité.

Pas avec votre expérience…

(Catégorique) Ah non ! Le poids sur les épaules, il est là systématiquement. Il se réveille à chaque nouveau projet et il faut être à la hauteur. Mais, c’est vrai aussi que ça génère immédiatement de la frénésie. Pour le rendez-vous ruthénois, j’ai été averti très tard. Du coup, j’ai eu, en gros, entre le 15 décembre et le 15 avril pour travailler. Car, si je présente des œuvres qui existaient déjà à l’extérieur des musées Denys-Puech et Fenaille, celles qui sont à l’intérieur de ces deux établissements, ainsi qu’au musée Soulages et dans le jardin public, sont des créations spécifiques. Il y a, au total, six sculptures, deux bronzes et des dessins.

Quelle a été votre inspiration ?

Plutôt une motivation : être à la hauteur ! J’ai une grande admiration pour Pierre Soulages. Il est mon héros depuis que j’ai été étudiant à l’école des Beaux-Arts de Reims. Par exemple, pour les œuvres du jardin public, il y a une forme de méditation avec de la force, de l’assise et un ancrage dans le sol. Avec le musée Soulages à proximité, il fallait une œuvre à l’échelle du regard…

Quel a été celui des passants pendant l’installation, notamment au jardin public ?

Il y a quelques anecdotes savoureuses. Comme j’avais mon bonnet, mes gants et mes chaussures de sécurité, la plupart des gens ne me croyaient pas quand je leur disais que j’étais l’auteur de ces œuvres. Ils étaient touchés, marqués, impressionnés, mais "ce bonhomme-là", comme ils disaient, ne pouvait pas être le sculpteur. Mes œuvres ne sont pas grand public mais, comme c’est un lieu de passage, elles sont confrontées à tous les publics. Pour un livre qui doit sortir pour l’expo, j’ai fait des photos, en anonyme, après l’installation. Les passants murmurent. Du négatif, du positif. Ou sont indifférents…

Ce "Siècle Soulages" a-t-il une place particulière ?

(Sans hésitation) Tout à fait ! Je ressens une affection, un attachement, très différents par rapport à d’habitude. Grâce à un contexte à part en lien avec le centenaire de la naissance de Pierre Soulages. Les élus sont engagés et ont été très accueillants ; quant aux équipes des musées, elles ont tout fait pour faciliter notre travail. Ce n’est pas partout le cas.

Recueilli par Rui Dos Santos
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