Justice

Sévérac-le-Château : cinq ans de prison contre le père incestueux

  • Les juges ont également prononcé le maintien en détention du prévenu.
    Les juges ont également prononcé le maintien en détention du prévenu. José A. Torres / José A. Torres
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Vendredi 7 juin, devant le tribunal correctionnel de Rodez, un quadragénaire était jugé pour avoir agressé sexuellement, à Séverac-le-Château, sa fille âgée de 12 ans.

En préambule de son procès en comparution immédiate, vendredi 7 juin au tribunal correctionnel de Rodez, le prévenu âgé de 40 ans a réclamé le huis clos.
En l’absence de la victime dans la salle d’audience, sa fille de 12 ans, les juges ont rejeté sa demande.  
Car les faits commis du 26 décembre 2018 au 12 mars 2019, qui ont lieu à Séverac-le-Château, ont été qualifiés d’agression sexuelle incestueuse.

À au moins cinq reprises, ce père de famille est donc accusé d’avoir « caressé la poitrine de sa fille ainsi que son sexe ».
« Je n’ai rien dit sur le coup, a raconté la jeune victime devant les enquêteurs. Il m’a demandé de ne pas en parler. » La jeune fille trouve finalement le courage de repousser son père et de tout avouer à une copine. La mère de cette dernière ira tout raconter aux gendarmes.

« J’ai été pris de pulsions […] les conneries ont recommencé », lance le prévenu devant les juges, la tête basse. Il avait été déjà condamné par la cour d’assises de l’Hérault à trois ans de prison pour une affaire de viol. « À l’époque, je n’avais pas suivi les bons soins, explique-t-il. Je consultais pour des problèmes de violence pas pour celui de ma sexualité. »
Ce dossier « révolte » l’avocate de la victime, Me Annabel Montels-Estève. « Le prévenu dit qu’il a compris, qu’il ne recommencera pas. C’est sans doute le même discours qu’il a servi lorsqu’il était devant la cour d’assises. Il nous explique presque que c’est elle qui voulait. Il cherche à minimiser les faits. » Et l’avocate de demander pour sa cliente 5 000 € de préjudice moral. « Elle (la victime) a besoin d’une réponse judiciaire pour se reconstruire », a-t-elle conclu.

« Après ces faits, la victime ne sera jamais plus comme avant »

Le représentant du ministère public martèle : « Le cadre familial devrait être un sanctuaire ». « Après ces faits, la victime ne sera jamais plus comme avant, poursuit-il. Elle a eu le courage de dénoncer ces faits. Quelle force de caractère ! J’en suis admiratif. Mais juger, c’est comprendre. Une peine qui doit à la fois punir et soigner doit être prise. Le prévenu souffre d’une pathologie qui doit être encadrée. » Et le magistrat de requérir un suivi sociojudiciaire, d’une interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Concernant la peine de prison, « compte tenu de sa personnalité et du risque de récidive », le procureur réclame huit ans de prison et son maintien en détention.
Quant à l’avocat du prévenu, il rappelle que son « client s’est dénoncé à la police de lui-même et a tout avoué. Il a voulu mettre un terme à tout cela ».

Après délibéré, le tribunal a condamné le quadragénaire à cinq ans de prison ferme, 5 000 € de préjudice moral, ainsi qu’un suivi sociojudiciaire comprenant, notamment, une injonction de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Les juges ont également prononcé son maintien en détention.

Philippe Henry
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