Coupe du monde féminine 2019

Football : pour Sabrina Viguier, "La France a tout pour aller loin dans cette Coupe du monde"

  • La technicienne ruthénoise a disputé deux Coupes du monde avec l'équipe de France..
    La technicienne ruthénoise a disputé deux Coupes du monde avec l'équipe de France.. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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L’entraîneure des Ruthénoises, Sabrina Viguier, qui compte 97 sélections avec l’équipe de France, évoque la Coupe du monde féminine qui débute ce vendredi 7 juin en France. Coup d'envoi à 21 heures au Parc des Princes où les Bleues affrontent la Corée du Sud en match d'ouverture. 

Qu’est-ce que représente la Coupe du monde pour une footballeuse professionnelle ?

La Coupe du monde, c’est la consécration pour une joueuse. Chez soi, c’est un Graal. Cette épreuve réunit les meilleures nations du monde. C’est la meilleure chose qui puisse arriver pour une footballeuse de haut niveau avec les Jeux olympiques. C’est l’un des plus grands événements.

Quels souvenirs gardez-vous des deux Coupes du monde que vous avez disputées ?

La première Coupe du monde que j’ai disputée a été une super expérience parce que c’était la première participation de la France (la France avait joué la compétition en 2003 grâce à une victoire 1-0 face à l’Angleterre en barrage retour grâce à un but de Corinne Diacre). La seconde à mon actif, en 2011, correspond jusqu’à présent au meilleur parcours de l’équipe de France. Cela restera un grand moment, là où le foot féminin a commencé à faire parler de lui.

Pensez-vous que l’objectif fixé par Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football, c’est-à-dire atteindre la finale, est réalisable ?

Bien sûr, tout est réalisable. Le groupe arrive cette année à maturité, la France fait partie des quatre meilleures nations mondiales. À ce niveau, cela se jouera sur des détails. Il ne faut pas de la chance mais tout doit aller dans le bon sens pour performer.

Le fait que cette compétition se déroule en France peut-il ajouter de la pression sur cette équipe relativement jeune ?

Pour moi, c’est un atout car elles ont tout à y gagner. Sur le terrain, on fait abstraction de cela. Le public va les pousser tout le long de la compétition et ça, c’est un avantage pour le pays organisateur.

Qui faut-il craindre pour les Françaises ?

L’équipe de France doit craindre tout le monde et n’avoir peur de personne. Il faut être sûr de soi mais en même temps ne sous-estimer personne. C’est un équilibre à trouver. Beaucoup de nations seront là pour le titre comme bien sûr les États-Unis (tenante du titre), le Japon, l’Allemagne… Les Françaises ont des atouts individuels, de la puissance, de la vitesse, de l’expérience. On a de très bons défenseurs, du talent offensivement. On a tout ce qu’il faut pour faire un bon tournoi.

Votre avis sur la poule de l’équipe de France ?

C’est une poule hétéroclite et costaude. La Corée du Sud a un jeu technique, au sol et comme toutes les équipes asiatiques, elles seront difficiles à manœuvrer. La Norvège est une équipe athlétique, tactiquement en place même si elles sont privées de leurs meilleures joueuses. Enfin, le Nigeria est une équipe prenable pour les Françaises, assez désorganisée mais qui possède de bonnes individualités capables de faire la différence.

Cette compétition peut-elle accélérer l’essor du football féminin ?

Je ne pense pas en tout cas que cela va le freiner maintenant (rires). Les gens considèrent à présent le football féminin à sa juste valeur. Un bon résultat à la coupe du Monde ferait franchir un cap, c’est sûr. Cet essor a déjà eu lieu et j’ai eu l’occasion de le vivre. On sent que les choses évoluent dans le bon sens. Le bénéfice devrait s’en faire ressentir pour les clubs.

Elle a côtoyé Corinne Diacre

Sabrina Viguier, à ses débuts avec l’équipe nationale, a eu l’honneur de côtoyer Corinne Diacre la sélectionneuse actuelle de l’équipe de France. Celle qui aura la lourde charge de mener les Bleues à la victoire finale a évolué au même poste que Sabrina Viguier, c’est-à-dire défenseuse centrale : « Elle m’a beaucoup aidé à m’intégrer et à m’adapter », dit-elle. « En tant que joueuse, elle était déjà une coéquipière modèle avec beaucoup de rigueur sur le terrain. Mais en dehors, elle était capable de se détendre. J’ai l’impression que ces traits de personnalité sont encore visibles en tant qu’entraîneur ! ».

Son ancienne partenaire est dithyrambique à son sujet : « Elle a tout pour amener cette équipe à la victoire. Elle a assez d’expérience mais elle est dépendante aussi de ses joueuses. Elle va être jugée sur cette coupe du Monde mais l’équipe a progressé depuis qu’elle est en poste. Son groupe me paraît équilibré sur et en dehors du terrain. ». Enfin, Sabrina Viguier a confirmé des contacts réguliers avec la sélectionneuse tout au long de l’année, signe que des Ruthénoises ne l’ont pas laissé insensibles ? : « Elle est en contact avec tous les coachs de D1. La sélectionneuse surveille toutes les joueuses potentiellement sélectionnables. »
 

Maxime Lacaze
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