Santé

81% des Français se disent "satisfaits" de leur système de santé

  • 83% des personnes interrogées se sentent "fières" du système de santé français.
    83% des personnes interrogées se sentent "fières" du système de santé français. MJ_Prototype / IStock.com / MJ_Prototype / IStock.com
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(Relaxnews) - Dans le cadre de l'examen du projet de loi santé, le cabinet Deloitte a sondé les Français afin de connaître leurs attentes en matière de santé publique. Si une grande majorité se dit "satisfaite" du système actuel, la préoccupation des déserts médicaux est de plus en plus grande. 

Mardi 11 juin, le Sénat a adopté le projet de loi santé en première lecture. Parmi les mesures phares de la loi, une réforme des études de santé avec la suppression du numerus clausus et une labellisation de plus de 500 hôpitaux de proximité pour lutter contre les déserts médicaux.

Dans ce contexte, le cabinet d'audit Deloitte a interrogé les Français afin de jauger leur niveau de satisfaction à l'égard du système de santé. Premier constat : les habitants de l'Hexagone conservent un fort attachement à leur système de santé. En effet, 81% se déclarent satisfaits de la qualité des soins, de la sécurité des soins (80%) et de la pédagogie du personnel soignant (75%).

Les sondés expriment en revanche une préoccupation grandissante concernant les soins de proximité et les déserts médicaux. L'enquête montre une forte disparité de satisfaction en ce qui concerne l'accès aux soins et le temps d'attente. Si 60% des sondés s'estiment "totalement satisfaits", ce n'est pas le cas des habitants des zones rurales qui sont 54% à déplorer le manque de soins à proximité de chez eux (contre seulement 28% dans l'agglomération parisienne).

Pour les sondés, trois mesures sont prioritaires pour pallier les déserts médicaux : le développement de l'exercice en cabinet de groupe (39%), la fin du numerus clausus (27%) et la création de postes d'assistants médicaux (22%). 

"L'un des points majeurs du projet de loi sur la santé prévoit la mise en place d'hôpitaux de proximité et répond ainsi à une préoccupation qui grandit chez les Français", souligne Michel Sebbane, associé conseil Secteur public Santé et Social chez Deloitte.

La télémédecine ne fait pas l'unanimité

Concernant la télémédecine, 68% des personnes interrogées se disent prêtes à consulter un médecin en recourant à des outils d'intelligence artificielle d'aide au diagnostic. Toutefois, les Français se montrent hésitants face aux consultations à distance et ne sont pas prêts à se passer du contact humain. Pour une consultation standard, 43% des sondés préfèrent une téléconsultation avec la présence d'un médecin (contre seulement 9% des Français qui choisissent le format web sans présence ni interaction humaine).

Le baromètre souligne par ailleurs de fortes attentes des Français, notamment le fait de pouvoir bénéficier de services tels que le maintien à domicile pour les personnes âgées (26%), les massages ou la méditation (26%) ou encore la médecine alternative (21%).

Si beaucoup de Français sont prêts à investir dans des dispositifs de santé connectés (58%), dans le bien-être (57%), dans le sport (56%) et dans l'aide à domicile (56%), la majorité n'est pas disposée à faire de même pour des services médicaux qu'ils jugent "plus basiques et essentiels" comme les transports sanitaires, les réseaux de soins et les services d'hospitalisation.

Sondage OpinionWay pour Deloitte réalisé sur un échantillon représentatif de la population française de 2.003 personnes âgées de 18 ans et plus.

Relaxnews
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