Les grands chantiers du tourisme aveyronnais

  • Le viaduc de Millau se positionne sans surprise comme la figure de proue du tourisme départemental.
    Le viaduc de Millau se positionne sans surprise comme la figure de proue du tourisme départemental.
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À partir d’éléments analytiques, le secteur a identifié les axes de travail pour se développer.

Quel regard les Français portent-ils sur l’Aveyron ? Quelle image et quelle perception ont-ils du département ? Des questions et des éléments de réponse qui constituent le travail engagé par L’agence de développement touristique de l’Aveyron (ADTA), rattachée au conseil départemental. Des questions et des éléments de réponse à retrouver dans une démarche de synthèse de différentes études qui vient de rendre ses résultats et sur laquelle les professionnels du tourisme aveyronnais vont s’appuyer pour optimiser le secteur d’activité.

Comme l’indique Jean-Luc Calmelly, président de l’ADTA, " cette synthèse nous apporte beaucoup d’informations qui permettent d’identifier les axes sur lesquels nous allons pouvoir améliorer les choses et gommer certains points de faiblesse ".

Miser sur les courts séjours

Le tourisme aveyronnais va ainsi s’attacher à relever quatre grands "challenges" (lire ci-dessous). Il s’agira de mieux parler au marché touristique français, voire international, à partir de lignes stratégiques à définir très rapidement. Miser sur les courts séjours ; concentrer des moyens de communication sur les bassins occitans ; accentuer encore la qualité de l’accueil, déjà largement plébiscitée par les touristes ; faire converger les intérêts et les efforts des 18 offices de tourisme communautaires du département, seront notamment au centre de l’action touristique future.

Tout cela découle donc directement de l’analyse poussée d’un ensemble d’études qui laisse par exemple apparaître l’Aveyron parmi les lieux les plus rattachés à l’idée de "vacances à la campagne", pour 7 % des Français (derrière la Dordogne, la Normandie, mais à égalité avec la Bretagne, l’Auvergne, la Corrèze, le Lot…).

La "déception" Soulages

Par ailleurs, neuf personnes interrogées sur dix disent connaître l’Aveyron, pour y avoir séjourné (21 %), pour l’avoir traversé lors d’un trajet (19 %) ou seulement "de nom" (47 %).

Une liste de sites et de villes a été d’autre part soumise aux personnes interrogées, à qui il a été demandé de citer les plus connus. Sans surprise, le viaduc de Millau arrive en tête (81 % de gens qui connaissent), devant la ville de Millau (74 %), Roquefort (73 %), Laguiole (69 %), Rodez (67 %), le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (54 %), Rodez… Petite "déception", le musée Soulages arrive en dernière position, avec seulement 15 % de personnes qui disent connaître l’équipement.

Parmi les destinations les plus connues dans le département, le Larzac (65 %), les Gorges du Tarn (63 %), l’Aubrac (55 %), les Gorges de l’Aveyron (45 %), la Vallée du Tarn (40 %) et la Vallée du Lot (36 %) composent le peloton de tête. Au-delà des données chiffrées, les professionnels du tourisme aveyronnais considèrent que ces "piliers" sont à même de supporter les fondations d’une activité qui peut et doit encore se développer.

Quatre challenges pour un objectif : attirer le touriste

aveyronnais, baptisés #ensemble, #rajeunir, #première fois et #proximité. Dans le premier cas, il va s’agir de travailler et de s’appuyer sur les éléments emblématiques du tourisme départemental, avec le viaduc de Millau en tête de proue. Aubrac, Larzac, Gorges du Tarn, Roquefort, Laguiole, Conques… s’ajouteront notamment à l’édifice millavois pour former une armée marketing susceptible d’attirer le touriste. Il va falloir par ailleurs cibler le "touriste jeune", sachant que l’image de l’Aveyron comme destination touristique est d’abord portée par les 65 ans et plus (avec une note de 8/10). Les 18-24 ans ne donnent qu’un 6,9/10, ce qui reste, pour autant, une note des plus acceptables. Sachant d’autre part que les personnes qui ont déjà consommé un séjour touristique en Aveyron donnent des notes supérieures à la moyenne, le but sera aussi de cibler tous ceux qui seraient prêts à franchir le pas d’une "première fois". Enfin, il sera question de sensibiliser au tourisme aveyronnais les deux millions de personnes qui vivent à moins de deux heures du département, dans la région toulousaine et sur le pourtour méditerranéen notamment. Un public plutôt jeune, ce qui rejoint ici la nature du deuxième challenge exposé.

L'Aveyron a plutôt la cote sur le web

La partie "enquête sémantique web" de l’étude remise à l’Agence de développement touristique de l’Aveyron montre que, par an, en France, 4,5 millions de recherches internet utilisent le mot Aveyron, dont 600 000 avec une connotation touristique. Si l’Ardèche fait mieux en la matière, la Dordogne, le Tarn et le Lot sont derrière. Le top 5 des recherches internet à but touristique se concentre sur le viaduc de Millau, les Gorges du Tarn, la quête d’un hébergement en Aveyron et sur l’Aubrac.

François Cayla
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