L'Aveyronnais Alexandre Geniez résigné quant à une éventuelle participation au Tour de France

  • Le Flavinois a terminé 18e de la première étape.
    Le Flavinois a terminé 18e de la première étape. JAT
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Le visage d’Alexandre Geniez trahissait bien des émotions, hier, au sommet de la côte d’Aubignac. Sur cette pente où était jugée l’arrivée de la première étape de la Route d’Occitanie, le cycliste de la formation AG2R La Mondiale paraissait marqué. Physiquement par le profil de la dernière difficulté du jour (4 kilomètres à 8,3 % de pente moyenne), que l’intéressé avait gravie en tête dès les premiers hectomètres. « Le but était de réussir à éliminer quelques coureurs lors de la première montée et de faire les efforts nécessaires pour mettre sur orbite Tony (Gallopin) ». Si son coéquipier n’est arrivé que cinquième, lui a lâché prise à 3,3 kilomètres de l’arrivée et fini à 2’07’’ du vainqueur, l’Espagnol Alejandro Valverde. Ce qui n’alarmait pas le coureur originaire de Flavin, satisfait d’avoir figuré « dans les vingt premiers coureurs lors du premier passage sur la ligne » et d’avoir fait « la descente derrière les Movistar ».
Une cassure, d’ordre psychologique, était pourtant apparue une fois l’étape terminée. Elle était liée à l’annonce de la liste des sept premiers coureurs sélectionnés par son équipe pour le Tour de France 2019, dont il ne fait pas partie. Un premier jet laissant la place à un huitième larron, une place à laquelle ne croyait plus le cycliste aveyronnais. « Pour moi, ce sera Alexis Gougeard. Mais tant que la sélection n’est pas sortie, tout est possible, y compris si l’un d’entre nous finit champion de France. »
Conscient de ne pas être à 100 % de ses capacités, celui qui avait atteint la deuxième place de la Route d’Occitanie (alors « Route du Sud ») 2010 estimait, à froid, ne pas avoir suffisamment bien récupéré de sa chute au Tour du Pays basque, le 11 avril. « J’ai du mal à retrouver les jambes. Je le vois notamment dans la récupération. Je vais faire le boulot et voir ce que ça donne d’ici à dimanche. »

Jérémy Mouffok
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