Ouest Communauté

Villefranchois : l'unanimité pour l’abattoir

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  • Président de la Semav, Serge Roques a quitté la salle dès le début de la séance pour ne pas être considéré comme juge et partie.
    Président de la Semav, Serge Roques a quitté la salle dès le début de la séance pour ne pas être considéré comme juge et partie. DDM- GUY LABRO -
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Les élus communautaires ont voté les délibérations présentées lors d’un conseil extraordinaire sur l’abattoir.

Les élus d’Aveyron Ouest communauté avaient-ils vraiment le choix ? En rapportant la délibération proposée au vote, lors du conseil extraordinaire communautaire de lundi soir sur l’abattoir, Françoise Mandrou-Taoubi l’avait implicitement reconnu. "Trois scénarios sont possibles. On ne fait rien et on va vers la liquidation de l’abattoir avec ses conséquences pour le territoire. Deuxième possibilité : on renonce à l’abattage des porcins et des ovins. C’est aussi inconcevable car on serait en contradiction totale avec notre projet".

Restait le troisième scénario, celui de valider la mise à niveau des chaînes porcines et ovines, telle que le demande l’État à travers la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), par courrier en date du 14 janvier 2019. Voter aussi une avance remboursable à la Société d’économie mixte de l’abattoir du Villefranchois (Semav). Celle-ci doit faire face à des charges de fonction (remboursement d’emprunts, salaire du directeur), sans pouvoir exploiter la chaîne bovine rénovée et mise aux normes, faute d’agrément, qui ne sera donné "qu’avec des garanties fiables" à engager des travaux sur les deux autres chaînes .

On voit donc que le choix des élus était limité, si ce n’est à signer un arrêt de mort d’un équipement pour lequel d’importants financements publics ont été récemment engagés. "On nous met la corde au cou", a d’ailleurs regretté Didier Pouzoulet-Ligue. L’ensemble de l’assemblée a voté pour les délibérations présentées. L’unanimité donc des élus qui n’ont pas suivi la demande des Irréductibles du Villefranchois, dont trois membres assistaient à la réunion, qui leur avaient demandé un report de leur décision. Une avance en compte courant d’associé d’un montant de 350 000 € est ainsi accordée à la Semav. L’avance est limitée à une durée maximale de deux ans, renouvelable exceptionnellement une fois. À l’issue de cette période, elle doit être remboursée à la collectivité ou incorporée au capital de la SEM. Qui y croit ? Certainement pas Didier Pouzoulet-Ligue. " Il serait plus clair de dire que l’on donne 350 000 €", a-t-il lancé.

Par ailleurs, la commune de Villefranche est autorisée à retirer 250 000 € sur l’enveloppe prévue pour le fonds de concours du pôle culturel et 100 000 € sur les crédits de paiement 2019 des fonds de concours. 350 000 € qui sont libres d’être affectés aux travaux demandés à l’abattoir qu’elle portera.

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