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Villefranche-de-Rouergue : l’abattoir toujours au menu des élus

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  • Serge Roques et son équipe ont reçu le soutien de l’opposition.
    Serge Roques et son équipe ont reçu le soutien de l’opposition. DDM / DDM
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Les élus villefranchois, unanimes, ont apporté leur soutien à la structure. Sans avoir vraiment le choix.

Après les élus de la communauté de communes, ce sont ceux de la commune de Villefranche qui ont eu à plancher mercredi soir sur le dossier de l’abattoir. Et comme l’avant-veille, tous ont voté pour apporter leur soutien à la structure.

Rappelons que cet abattoir multi-espèces fonctionne aujourd’hui en régie municipale. La Société d’économie mixte de l’abattoir du Villefranchois (Semav) devait prendre le relais, une fois les travaux de modernisation et de mise aux normes de la chaîne bovine réalisés. Chantier réalisé, mais, par courrier du 14 janvier 2019, l’État à travers la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCDPP) a demandé la rénovation des chaînes ovines et porcines. Sans cela, pas d’agrément de l’abattoir et donc fermeture annoncée.

Les élus ont donc la corde au cou. Une situation dont chacun est bien conscient. "On votera pour le soutien à l’abattoir", ont expliqué mercredi soir Jean-Sébastien Orcibal et Éric Cantournet, remerciés par Serge Roques, pour cette position. Éric Cantournet a toutefois regretté "un déficit d’information et de transparence à l’égard des membres du conseil municipal", le maire n’ayant jamais fait état en séance de la lettre du 14 janvier. Une position que Serge Roques justifie par une nécessité de confidentialité. "L’abattoir n’est pas une administration. C’est un outil économique. Il ne fallait pas inquiéter les milieux professionnels. Nous devions être en situation de présenter des solutions avant d’en parler".

Pour ce nouvel investissement, 260 000 € ont été intégrés dans la décision modificative n. 1 du budget général adoptée mercredi soir. Toutefois, la délibération spécifique aux travaux demandés a été reportée au prochain conseil municipal, le 18 juillet, le plan de financement n’étant pas encore complètement établi.

En attendant, le conseil a dégagé une enveloppe de 220 000 € pour permettre à la régie municipale de fonctionner jusqu’à ce que la Semav puisse prendre le relais. 120 000 € seront versés tout de suite, et les 100 000 € restants en fonction de la date de la fin d’activité de la régie.

Jean-Sébastien Orcibal s’est interrogé sur cette subvention. "Les travaux prévus sur la chaîne bovine sont réalisés. Ils devaient permettre à l’outil d’atteindre l’équilibre. De plus, la Semav prend en charge les emprunts et le salaire du directeur". "Tant que l’outil est en rénovation, l’État nous interdit de dépasser 5 000 tonnes, alors que nous avons des demandes. Cela nous prive de recettes", expliquent Serge Roques et le président de la régie, Gérard Lacassagne.

"L’abattoir est bloqué à 5 000 tonnes tant qu’il ne possédera pas l’agrément, alors que son point d’équilibre est à 6 000 tonnes". Les élus ont bien la corde au cou.

G. L.
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