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Viviez : les terres polluées au cadmium excavées en 2020

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  • Au premier plan, Philippe Fouquenet et le maire Jean-Louis Denoit, derrière Jean-Robert Vergnes et Luis Rainho.
    Au premier plan, Philippe Fouquenet et le maire Jean-Louis Denoit, derrière Jean-Robert Vergnes et Luis Rainho. Repro CP / Repro CP
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L’enquête d’utilité publique donne un avis favorable au changement de Plan local d’urbanisme pour rouvrir le site de Montplaisir.

Une opération de longue haleine, menée par la municipalité de Viviez depuis plus de dix ans, devrait enfin aboutir à une dépollution de ce secteur géographique en 2020.

Il s’agissait tout d’abord de démontrer la pollution au cadmium des terres de Viviez due à l’usine d’exploitation de minerai Umicore.

Il a fallu ensuite étudier les décès suspects, notamment par atteinte rénale ou osseuse, et recenser toutes les parcelles touchées, privées et communales.

Il a fallu aussi décider du traitement des sols, en l’occurrence l’excavation, puis déterminer le lieu de stockage de ces terres polluées, soit la zone de l’ISDD (Installation stockage des déchets dangereux) créée en 2008 à Montplaisir.

Enfin il a fallu négocier avec la multinationale belge, qui, bien que partie du site depuis longtemps, a accepté de prendre en charge le coût financier qui en résulte, soit plusieurs milliers d’euros, la municipalité ne participant que symboliquement.

Faire un potager sans risque

De nombreuses études ont corroboré ces aspects et l’enquête publique qui a été menée vient de rendre un avis favorable à la modification du Plan local d’urbanisme (PLU) et donc à la réouverture de l’ISDD de Montplaisir. Un lieu qui s’avère proche, limitant ainsi les coûts de transport, pour stocker les terres polluées de Viviez mais pas seulement car "il y a un potentiel pour y mettre d’autres terres contenant des métaux", précise le maire. Ce qui fait grincer les dents de l’Association de défense de l’environnement du Bassin et de ses alentours (Adeba) bien que, selon le maire, elle ne se préoccupe de ce problème que depuis peu pour connaître toutes les arcanes d’un dossier épineux. "On essaie de préserver l’avenir. Alors on a voulu faire une approche raisonnée, raisonnable et pragmatique de ce dossier", affirme le maire. Et Jean-Louis Denoit d’insister : "Le but est que chaque habitant puisse profiter de son terrain normalement et faire s’il le veut un jardin potager sans risque". Le même rappelle que la santé publique sur un territoire est de la responsabilité du maire et du préfet.

Il se trouve que le Bassin est pollué au zinc, au plomb et à l’arsenic mais la spécificité de Viviez c’est malheureusement la présence de cadmium dont les maladies induites n’ont pas de traitement médical. "Huit salariés d’Umicore en sont morts, ça a interpellé les gens", rappelle son adjoint, le docteur Jean-Robert Vergnes. Mais l’usine qui a fait vivre tant de personnes bénéficie encore de l’aura d’une reine mère et certains font la politique de l’autruche. Concrètement, "ce qui importe c’est la suite, et si les travaux d’excavation commencent l’an prochain, ce sera bien". Car il faut affiner la cartographie du zonage concerné et rencontrer les propriétaires. Sur les 800 parcelles visées, seules 300 à 350 devraient faire l’objet d’un écrêtement. "C’est un enjeu important pour la commune".

 

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