Bien-être

Des chercheurs créent un logiciel pour prédire la performance des athlètes

  • L'algorithme développé permettrait d'effectuer un calcul des niveaux d'énergie d'un athlète et de faire des prédictions sur la façon dont son niveau de fatigue pourrait affecter sa performance.
    L'algorithme développé permettrait d'effectuer un calcul des niveaux d'énergie d'un athlète et de faire des prédictions sur la façon dont son niveau de fatigue pourrait affecter sa performance. pixdeluxe/Istock.com - pixdeluxe/Istock.com
Publié le / Modifié le S'abonner
-- partages

(Relaxnews) - Des chercheurs ont mis au point un programme informatique capable d'étudier l'impact de la fatigue sur les performances sportives des athlètes. 

Publiés dans le journal Plos One, les résultats de ce test montrent des mesures précises de la fatigue métabolique et neuromusculaire chez les sportifs. L'algorithme développé permettrait notamment d'effectuer un calcul des niveaux d'énergie d'un athlète et de faire des prédictions sur la façon dont son niveau de fatigue pourrait affecter sa performance.

"Disons que vous avez un match demain et que le programme estime que vous allez être très fatigué. Cela pourrait changer la stratégie de votre coach" explique le Dr Paul Wu, chercheur à l'université Technologique du Queensland (Australie) et auteur principal de l'étude.

Si la fatigue métabolique ne nécessite que quelques heures de récupération, ce n'est pas le cas de la fatigue neuromusculaire, qui peut demander jusqu'à 48 heures ou plus pour s'en remettre. "Les sportifs de haut niveau s'entraînent souvent deux fois par jour, cinq jours ou plus par semaine. Si vous développez une fatigue neuromusculaire et que vous vous entraînez ou participez à des compétitions le lendemain, vous serez toujours fatigué et courrez un risque élevé de blessure", souligne le Dr Wu.

Comparer ses performances à celles des autres

Pour concevoir le logiciel, l'équipe du Dr Wu a soumis une dizaine d'athlètes non-professionnels à un test de "saut de contre-mouvement", qui consiste à se tenir debout sur une plaque de force, à s'accroupir et à sauter le plus haut possible.

"Nous avons testé les athlètes après des séances d'entraînement de faible, moyenne et haute intensité. Les sauts ont été effectués juste avant les séances d'entraînement, juste après, puis à intervalles réguliers dans les 48 heures qui suivaient", explique le Dr Wu.

Les scientifiques ont ensuite utilisé un outil d'analyse statistique pour traiter les données physiologiques des athlètes. "En faisant quelques tests de saut jusqu'à 30 minutes après l'entraînement, puis en faisant notre analyse, nous pouvons prédire le degré de fatigue neuromusculaire", assure le Dr Wu, qui y voit aussi l'occasion pour les sportifs de comparer leurs performances à celles des autres.

Relaxnews
Réagir