Cyclisme

Tour de France : une étape au bonheur des sprinteurs

Abonnés
  • Dylan Groenewegen (Jumbo) vainqueur du sprint lors de la 7e étape, vendredi dernier à Chalon-sur-Saône.
    Dylan Groenewegen (Jumbo) vainqueur du sprint lors de la 7e étape, vendredi dernier à Chalon-sur-Saône. repro CPA - repro CPA
  • Comme la quasi-totalité des observateurs avertis, le Ruthénois d’AG2R, ne voit rien d’autre qu’un sprint massif à Albi.
    Comme la quasi-totalité des observateurs avertis, le Ruthénois d’AG2R, ne voit rien d’autre qu’un sprint massif à Albi. Repro CPA - Repro CPA
Publié le / Modifié le S'abonner
-- partages
Pour Alexandre Geniez, le seul coureur professionnel de l’Aveyron, les 217,5 km que parcourront les coureurs de la Grande Boucle aujourd’hui entre Saint-Flour et Albi ont beau faire la part belle à l’Aubrac et aux vallées du département, ils n’en restent pas moins promis à un sprinteur, dans les rues du centre-ville albigeois.

Comme la quasi-totalité des observateurs avertis, le Ruthénois d’AG2R, qui ne traverse pas la France avec Romain Bardet and Co pour cause de mauvaises sensations dues à une chute, ne voit rien d’autre qu’un sprint massif régler cette 10e étape aujourd’hui à Albi.
« Désolé pour le suspense, s’excuse-t-il dans un rire. Mais je ne vois pas trop comment il pourrait en être autrement. » « Ce n’est pas pour stigmatiser ce tracé proposé par ASO, car il faut de tout pour faire un bon Tour, étaye-t-il. Mais cette étape aurait pu être beaucoup plus compliquée, notamment si l’arrivée avait été approchée depuis Valence d’Albi et non Carmaux. » « Dans l’autre sens en revanche, ça aurait eu pas mal d’intérêt aussi », glisse-t-il, malicieux ; lui, le grimpeur qui a goûté au Tour à deux reprises en 2013 et 2015 avec une mémorable arrivée chez lui à Rodez ; et qui préconise ce lundi aux spectateurs aveyronnais de se poster « avenue Victor-Hugo, la meilleure place pour profiter de l’ambiance », selon lui.

« Monter au tempo »

Effectivement, le profil descendant, « malgré la longueur de l’étape (217,5 km, deuxième plus longue des trois semaines de course) », et le placement des difficultés de la journée (voir infographie) très tôt dans l’étape ne favorisent pas la thèse d’une échappée qui va au bout.
Pour autant, les quelque 115 bornes que le peloton parcourra dans l’Aveyron n’ont rien de linéaires. Avec le plateau de l’Aubrac en entrée et les vallées du Ségala puis du sud Aveyron avant de laisser au Tarn le soin de la conclusion, qui semble donc inéluctable au regard de son profil.
La descente vers Espalion devrait ainsi se faire à vive allure. Mais la remontée via la Côte d’Espalion, aussi. Comme celle de La Malric, juste avant de quitter l’Aveyron, un temps envisagé comme un possible tremplin vers une arrivée moins convenue. « Ce n’est pas avec 200 mètres de dénivelé que les sprinteurs vont sauter, d’autant que ça va monter au tempo », analyse encore un Alexandre Geniez présent le matin à Saint-Flour pour une prestation avec un partenaire, mais qui ne suivra ensuite pas l’étape, mettant le cap vers les Alpes pour satisfaire à un stage avant de s’aligner au Tour de Pologne début août.

Les favoris d'Alexandre Geniez

Matthews, Viviani
* * * *
Kristoff, Sagan
* * *
Ewan, Groenewegen
* *
Colbrelli, Trentin
*
Nizzolo
 

Aurélien Parayre
Réagir