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Don du sang et homosexualité : un droit élargi début 2020

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    Don du sang et homosexualité : un droit élargi début 2020
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Chose promise chose due : l’accès au don du sang pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) va s’assouplir en début d’année prochaine. Un engagement pris par la ministre en charge de la Santé Agnès Buzyn.

Agnès Buzyn s’y était engagée en 2018. Les critères d’accès au don du sang pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) seront prochainement élargis. A partir du 1er février 2020, le délai pour donner son sang à compter du dernier rapport sexuel passera de 12 à 4 mois. Ce droit sera aussi ouvert « aux HSH ayant eu un seul partenaire dans les 4 derniers mois avant le don ». Pour prendre cette décision, la ministre s’est appuyée sur des données « scientifiques, objectives et indépendantes ».

Cette avancée n’est qu’un premier pas vers la levée totale de toute forme de discrimination. Ainsi, « la cible fixée étant l’alignement [à l’horizon 2022] des critères pour tous les donneurs, la disparition de la référence à l’orientation sexuelle au profit de la recherche d’un comportement individuel à risque ».

Pour rappel, les HSH ont le droit de donner leur sang depuis le 11 juillet 2016, dès lors que leur dernier rapport sexuel remonte à un an minimum. Pour le don de plasma, l’un des composants du sang, le don était déjà possible via « une filière spécifique », sous un délai d’abstinence de 4 mois.

Selon l’étude Complidon menée auprès de 110 000 donneurs, les critères d’accès sont globalement bien respectés, « mais il peut arriver dans de rares situations qu’ils ne le soient pas, lorsqu’ils ne sont pas compris ou acceptés ».

Pas de sur-risque de contamination par le VIH/Sida

Il n’existe pas de sur-risque de contamination au virus du Sida lié au don du sang des HSH. Une publication de Santé publique France insistait déjà sur ce point en novembre 2018. Un constat confirmé ce 17 juillet par Agnès Buzyn : « la surveillance épidémiologique des donneurs de sang a montré que l’ouverture du don du sang aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) n’avait pas eu d’impact sur le risque résiduel de transmission du VIH par les produits sanguins, déjà très faible. »

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