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Le cheval du Roi à Lescure-Jaoul

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  • Le site a été aménagé comme il se doit afin d’accueillir les curieux. Le paysage y est splendide et une table d’orientation, réalisée par Michel Bouteiller, est une mine d’informations.
    Le site a été aménagé comme il se doit afin d’accueillir les curieux. Le paysage y est splendide et une table d’orientation, réalisée par Michel Bouteiller, est une mine d’informations. Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala) / Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala)
  • Le site a été aménagé comme il se doit afin d’accueillir les curieux. Le paysage y est splendide et une table d’orientation, réalisée par Michel Bouteiller, est une mine d’informations.
    Le site a été aménagé comme il se doit afin d’accueillir les curieux. Le paysage y est splendide et une table d’orientation, réalisée par Michel Bouteiller, est une mine d’informations. Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala) / Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala)
  • La mairie de Lescure-Jaoul a acheté le terrain du site, jusque-là privé, et, également, une bande de terre pour créer un chemin d’une centaine de mètres pour s’y rendre.
    La mairie de Lescure-Jaoul a acheté le terrain du site, jusque-là privé, et, également, une bande de terre pour créer un chemin d’une centaine de mètres pour s’y rendre. Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala) / Paulo Dos Santos (avec l’OT Aveyron Ségala)
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C’est une curiosité qui mérite assurément le détour. À Lescure-Jaoul,
au lieu-dit le Puech, un dolmen en granit aux dimensions conséquentes
est posé là sur un site culminant à 623 mètres d’altitude qui offre, du coup, un point de vue remarquable sur le plateau du Ségala, voire même jusqu’au bout du monde, comme on dit dans la région. Ce bloc de près de six tonnes n’a pas livré tous ses secrets. Peu importe d’ailleurs, les légendes ont
la peau dure et il n’est surtout pas interdit de se laisser porter par elles…
 

Il existe bien entendu les légendes : celles que les anciens distillent à l’envi aux oreilles des plus jeunes. L’une d’entre elles révèle l’endroit où a été enterré le cheval de Vercingétorix ou, mieux, celui de François 1er. Sur le roi des Arvernes, l’histoire n’est guère prolixe. En revanche, pour le roi de France, les écrits ont traversé les siècles pour se retrouver dans de nombreux ouvrages. Notamment celui de l’écrivain fouilladais Michel Lombard, « Contes et légendes du Viaur ».
Morceaux choisis : « Au XVIe siècle, le roi François 1er chevauchait paisiblement la région et ses obstacles, quand il dut franchir le Viaur. Sa monture était usée par la fatigue d’un trop long et éprouvant voyage. Grâce à la suite royale, elle put être hissée jusqu’au niveau de plateau de Flauzins. Ainsi espérait-on une récupération rapide du noble équidé durant la nuit. Il était beaucoup trop tard. Quelques heures après, le cheval passa de vie à trépas. Il fut donc décidé de mettre en terre l’animal avec tout le respect dû à la hauteur de son rang… et des services qu’il avait rendus ! Le roi exigea qu’une grosse pierre devienne, pour la postérité, la marque de ce douloureux événement. Elle se dresse toujours en ce lieu, marqué par l’empreinte d’un roi de France, qui fut appelé “Le Cheval-du-Roi”. »
La vérité est-elle ailleurs ? Forcément. Entre le village de Flauzins et celui de Lescure-Jaoul, se trouve donc ce lieu appelé le Cheval du Roi ; il culmine très exactement à 623 mètres d’altitude et la vue sur le Ségala (et sur le bout du monde, comme on dit ici) y est donc à couper le souffle.
Là, un dolmen (ou menhir ?) a été érigé à la période du Chalcolithique, entre 3 500 et 2 200 environ avant J.-C., comme d’ailleurs de nombreux mégalithes en Aveyron. Cette roche (3,25 m de long, 60 cm de large et 1,4 m de hauteur et poids estimé entre 5 à 6 000 kg) a été apportée là pour une raison bien précise puisque le coin est schisteux et non granitique.

Cette roche granitique a été apportée là pour une raison bien précise

Elle n’est pas non plus une moraine (amas de débris rocheux), car la pierre n’est ni usée, ni polie. Donc, cela ne peut être qu’une partie d’un dolmen ; son orientation est-ouest vient d’ailleurs conforter cette hypothèse.
Où est donc passé le reste ? Non loin de là, un autre mégalithe de 2 mètres de long, connu sous le nom de « peyro-jasso » (pierre couchée) pouvait donc être une partie manquante. Seulement, personne dans le pays n’en a plus le souvenir. De même, un abbé a signalé une autre pierre moins grande, brisée entre 1835 et 1840. L’ensemble pouvait donc être ce fameux dolmen destiné au témoignage de respect donné à ceux dont on voulait garder le souvenir et perpétuer la mémoire. Certes, les environs de Lescure ne devaient guère être habités à cause des forêts et des précipices ; mais, il se peut que des druides aient eu des temples dans la région, l’église de Lunac, à un jet de pierre de là, ayant sans doute été construite sur l’emplacement d’un temple païen.
Pourquoi ce nom de Cheval du Roi (lo jabal del rei en occitan), si on met de côté, bien évidemment, les légendes ? Sur le dessus du bloc, vers le milieu, les curieux peuvent observer un creux en forme de fer à cheval… Moins glamour, mais également plausible, cela viendrait de la forme du mégalithe, en dos d’âne un peu anguleuse, et à sa taille. Une autre anecdote : il y a une série de six creux réalisés de mains d’hommes, formant un alignement dans le sens de la hauteur, ce qui donne à penser qu’on a voulu la débiter ; la pierre étant trop dure, on n’a pas insisté pour la diviser ! Ces creux pourraient avoir été utilisés pour y accrocher des cordes afin de tirer le bloc car il n’est pas venu là… à dos de cheval !
Certaines choses sont sûres néanmoins. Des fouilles ont été entreprises, mais elles n’ont rien révélé, notamment de traces de tumulus. Afin de mettre en avant le site, la mairie de Lescure-Jaoul a acheté le terrain qui, jusque-là, était privé, ainsi qu’une bande utilisée comme chemin pour y accéder. Au-delà du mégalithe, le lieu est agrémenté d’une table d’orientation réalisée bénévolement par Michel Bouteiller, un ancien officier radio naviguant originaire de La Salvetat-Peyralès ; celle-ci a été inaugurée en 2000.
Enfin, par beau temps, il est possible de découvrir, et de compter surtout, pas moins de 35 clochers…

Comment s’y rendre…

À Lescure-Jaoul, prendre la direction de La Salvetat-Peyralès ; après le panneau de la sortie du village, tourner à droite en direction du « Cheval du Roi ». C’est à environ 2 kilomètres. Une fois le véhicule garé, il restera 100 mètres à réaliser à pied. Aux alentours : le musée de la forge à Lescure, le château de Roumégous, la chapelle de Murat…
Renseignements auprès de l’office de tourisme Aveyron Ségala au 05 65 65 60 00.

Paulo Dos Santos (avec l'OT Aveyron Ségala)
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