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Campagnac : une fouace entre tradition et secret de famille

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  • La famille Cavalier surfe sur le succès de sa fouace au fil des générations.
    La famille Cavalier surfe sur le succès de sa fouace au fil des générations. L.B. - L.B.
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Les générations se succèdent au sein de l’entreprise familiale.

Le secret de famille est bien gardé. La recette paraît simple : farine, sel, sucre, lait, œuf et fleur d’oranger. Pourtant, la fouace de Campagnac fait le succès de la famille Cavalier, qui en est à la cinquième génération derrière le four.

"La troisième génération a clairement fait évoluer la société en misant sur la fouace", explique Geneviève Cavalier, l’épouse de Jean-Gabriel. Leurs enfants, Marion à la vente à Saint-Geniez-d’Olt, et Anthony dans le pétrin à Campagnac, sont "fiers" de perpétuer la tradition. Michel Cavalier, 55 ans, est lui aussi derrière le four. Si la production est assurée depuis les boutiques de Campagnac, Saint-Saturnin, là où tout a commencé, et Saint-Geniez-d’Olt, la renommée de cette fouace n’a plus de frontières. "Les gens font de la route pour nous acheter de la fouace, explique la petite famille. Certains sortent de l’autoroute exprès. On en expédie jusqu’en Guadeloupe."

La famille Cavalier, en plus de ses revendeurs, est également présente sur les marchés de Laissac, Baraqueville, Naucelle, Sévérac, Réquista, Monts d’Aubrac, Millau, Marvejols et Rodez. "Cela fait plaisir mais c’est beaucoup de travail, surtout quand on veut privilégier la qualité", insiste Geneviève Cavalier.

Un travail en famille

Quel que soit leur poste, tous s’accordent pour dire que travailler en famille est une force. Chacun a trouvé sa place naturellement. Anthony, 30 ans, a commencé son apprentissage à Marcillac pendant quatre mois avant de revenir aux sources pour ne plus en partir.

Depuis près de 15ans, il commence ses journées à 23 heures pour lever le pétrin et se coucher à 6 heures, en alternance avec Michel, quand le reste de la famille prend le relais en boutique. "On est une famille soudée au travail et on rigole bien en dehors, explique Anthony. Quand il faut se dire les choses, on ne se gêne pas non plus."

"Si on ne se voit pas d’une journée, on s’appelle", plaisante Marion.

À 10,80 € le kilo de fouace, la famille Cavalier ne lésine pas sur l’amour qu’ils se portent mutuellement et à ce qui a fait de leur nom une institution. Légèrement réservés pour certains membres, ils tiennent avant tout à mettre en avant leur savoir-faire et la gastronomie locale depuis quelques années, ils participent au marché des pays de l’Aveyron à Bercy au mois d’octobre.

"Pourvu que les gens mangent de la fouace pour encore longtemps", espère la famille de passionnés. Et paraît-il qu’elle est encore meilleure grillée, ou accompagnée de roquefort, bonne à déguster pour toutes les occasions.

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