Economie

Villefranche-de-Rouergue : Lisi Aérospace dans l’usine vitrine du futur

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  • Johan Fabre, le directeur du site de Villefranche de Lisi Aérospace.
    Johan Fabre, le directeur du site de Villefranche de Lisi Aérospace. GUY LABRO / GUY LABRO
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Le déménagement de l’entreprise sur son nouveau site de la Glèbe est quasiment terminé. Visite avec son directeur, Johan Fabre.

Depuis la fin du mois de juin, Lisi Aérospace a regroupé la quasi-totalité de son activité sur son nouveau site de la Glèbe. Il ne reste dans les locaux historiques de la rue Jean-Vaur que quelques machines qui fonctionneront jusqu’à la mi-septembre, et la partie expédition.

Les deux tranches du chantier de la Glèbe sont donc aujourd’hui finies. En bout de la zone d’activités, l’entreprise phare de Villefranche, qui fabrique des fixations aéronautiques (vis et écrous) s’étend sur 6,5 hectares de terrain et sous 22 000 m² couverts. Une belle unité industrielle, placée sous la direction de Johan Fabre.

L’organisation du site est rationnelle. Tous les services administratifs (bureau d’études, achat, comptabilité, sécurité, services support) sont regroupés dans un même bâtiment. Celui-ci abrite aussi un showroom, avec un espace dédié aux visiteurs.

Un autre bâtiment est affecté aux moments de détente des salariés, dont les deux tiers travaillent en équipe postée (5 heures-13 heures et 13 heures -21 heures).

Ils ont là à disposition un réfectoire, des salles de détente et même un espace extérieur aménagé, avec un terrain de pétanque. La partie industrielle est divisée en cinq blocs. Cinq petites usines dans l’usine. "Avec pour chacune un encadrement et des services supports intégrés", relève Johan Fabre. Il en explique le principe. "Ce sont des centres de profit, de quatre-vingts à cent vingt personnes, avec un capitaine d’équipe."

Quatre de ces GAP (Groupes autonomes de production), sont constitués d’îlots de production avec des lignes qui fonctionnent en flux continu. Le cinquième est un peu différent, c’est l’atelier des produits spéciaux avec les installations de traitement de surface. Cet atelier entraîne le classement de l’usine en Seveso, seuil bas.

Johan Fabre décrit le process industriel de Lisi "Nous recevons des barres de titane ou de matériaux très fortement alliés, nous les découpons pour ensuite passer aux opérations de forge, pour lesquelles, nous possédons un vrai savoir-faire. Nous avons recruté un docteur en métallurgie et un spécialiste sur simulation forge qui nous permettent d’être encore plus performants."

Soixante-un millions de pièces, soit deux cent mille par jour, sortent des ateliers de Lisi. Des pièces de petite taille, de 9 mm de long et de 2 mm de diamètre pour les plus petites à 350 mm de long et 35 mm de diamètre pour les plus grandes Des pièces dont certaines sont dites "critiques", c’est-à-dire vitales pour la sécurité des avions ou des hélicoptères.

Si le nombre de pièces fabriquées est important, leur volume et leur poids sont réduits. La production journalière représente environ deux palettes. Ce qui explique que l’expédition reste encore sur l’ancien site. Aucune date n’est aujourd’hui fixée pour que ce secteur d’activité rejoigne l’usine de la Glèbe. Celle qui pourrait être bientôt labellisée “Usine vitrine du futur”.

Emploi. Un effectif de sept cents personnes

Lisi Aérospace emploie aujourd’hui sept cents personnes, avec 18 % de personnel féminin.
Dans les ateliers, les opérateurs sont devenus polyvalents. «Un changement de culture profond s’est opéré depuis dix ans», témoigne Johan Fabre, qui a connu toute cette évolution. «On a monté les gens en compétence. Les opérateurs deviennent des régleurs», explique-t-il. Et si les robots sont bien présents dans l’usine, (une quinzaine), ils n’ont pas, selon le directeur, supprimé des effectifs. «Par contre, ils ont changé le métier de l’homme.»
Johan Fabre et la directrice des ressources humaines, Christine Jouve,  s’attardent aussi sur la démarche d’intégration de travailleurs handicapés. «Notre objectif est de les accueillir dans nos équipes dans un milieu de travail ordinaire.»
Ce qui a été fait dernièrement pour deux personnes de l’Esat de Martiel, qui après un stage, ont été intégrées dans les ateliers.
L’établissement de l’Adapei assure aussi l’entretien des espaces verts du site de la Glèbe de Lisi Aérospace.

Guy Labro
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