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Au hameau de Caumels, les voisins sont passés à table

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  • Tous sont fiers de poser devant « leur » vieux four.
    Tous sont fiers de poser devant « leur » vieux four.
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Comme chaque année depuis maintenant cinq ans, le hameau de Caumels fait un repas de voisins lors de la fête nationale.

C’est sur la route traversant le hameau que la tente et le barbecue ont été installés. À la campagne c’est bien moins compliqué que la fermeture des voies sur berge de Paris ! À l’origine c’est la restauration du vieux four à pain qui a été le prétexte de ces repas champêtres.

Complètement mangé par les ronces, le vieux four était vraiment en piteux état. Tout le monde s’y est mis et la bâtisse a retrouvé un bien plus bel aspect, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Aujourd’hui, le four mériterait l’intervention de professionnels pour restaurer la voûte et un pan de mur qui commencent à montrer des signes de faiblesse, mais le nerf de la guerre manque.

Pourtant cela ne fait pas si longtemps que la dernière fournée a été faite. C’était dans les années cinquante. Quelques anciens s’en souviennent. Chacun y venait faire cuire son pain ses tartes ou désinfecter les plumages destinés à confectionner des oreillers et matelas.

Comme il n’y avait pas de boulanger préposé, tout le monde se rencontrait et le four était un élément essentiel du lien social.

Aujourd’hui il a un peu retrouvé ce rôle et tout le monde souhaite le revoir chauffer, pas vraiment pour le pain mais pour cuire la flaune et autres gourmandises lors des fêtes. Chaque année un thème directeur est choisi pour étoffer ce sympathique rassemblement.

Cela a été l’honneur rendu à la croix il y a deux ans. Cette année une rétrospective des années passées a été proposée en rassemblant d’anciennes photos du hameau (souvent aériennes). Chacun a pu se remémorer les détails aujourd’hui disparus ou carrément transformés comme la pousse du tilleul plus que centenaire planté en 1903 et qui voisine avec le four.

CORRESPONDANT
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