Transports

Aveyron : les chauffeurs de bus prêts à débrayer pour la rentrée scolaire

  • Le mouvement fédère prèsde neuf conducteurs sur dix.
    Le mouvement fédère prèsde neuf conducteurs sur dix. RB / RB
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En colère depuis plusieurs mois déjà, les chauffeurs de bus tirent la sonnette d’alarme sur leurs conditions de travail et sur leurs rémunérations. Et menacent de faire grève pour la rentrée de septembre.

Des mois déjà que les conducteurs des sociétés de transports tentent d’alerter leurs employeurs et leur donneur d’ordre, quant à la dégradation de leurs conditions de travail. Las de constater que ces derniers ne font " que se renvoyer la balle ", les chauffeurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant, pour la rentrée scolaire, un appel au débrayage. " Si c’est le seul moyen pour ce faire entendre et bien tant pis ", se défend José Rivière, porte-parole du collectif des conducteurs à l’origine de ce mouvement mené de front avec la branche Transport du syndicat départemental de Force ouvrière (FO). Preuve que le ras-le-bol est général dans la profession, ce collectif a fédéré en très peu de temps près de neuf conducteurs sur dix.

"Des esclaves"

" On nous prend pour des esclaves, nous ne sommes pas du tout considérés, enfonce José Rivière. Dans nos bus de ramassage scolaire, on transporte souvent 50 gamins. Mais pour autant, il n’y a pas d’accompagnateurs. On ne peut pas surveiller les jeunes et conduire. Et pourtant, s’il arrive quelque chose, c’est nous qui sommes responsables. Il y a aussi les arrêts imposés en plein virage ou de l’autre côté de la chaussée. Sachant que la porte est à droite, cela oblige les passagers à descendre sur la route. C’est hyperdangereux. Et là encore s’il arrive un accident, c’est le chauffeur qui sera tenu responsable alors qu’il ne fait qu’exécuter un ordre de sa direction, martèle le porte-parole. Et, bien sûr, lorsque l’on demande à nos employeurs de nous signer une décharge, il n’y a plus personne. "

Parmi les autres sujets qui fâchent, il y a aussi notamment la question de la revalorisation salariale.

"Cela fait plus de 40 ans que je suis derrière le volant et je ne touche que 10,76 € brut de l’heure. C’est indécent. Il ne faut pas s’étonner que les jeunes se détournent du métier", ajoute-t-il en réclamant un rattrapage salarial de 2 € de l’heure lissé sur 4 ans (0,50 € par an).

Une grève pour la rentrée

Et que dire des journées à rallonge. "Parfois, entre deux courses, il y a 2, 3, 4 ou 7 heures d’attente. Des heures passées à attendre au dépôt qui ne sont payées que 2,50 € de l’heure. Ok, on ne conduit pas, mais on est quand même au travail. On devrait donc être payé comme tel", estime le porte-parole du collectif de conducteurs.

Des chauffeurs qui semblent déterminés à mener leur action jusqu’au bout. "Nos revendications sont légitimes, on ne prend personne de court car toutes ses demandes ont été maintes fois formulées. Maintenant, stop, on veut du concret. On s’y prend suffisamment à l’avance pour trouver une issue à ce conflit. Le cas échéant on passera à l’acte le jour de la rentrée des classes", conclut le porte-parole l’air déterminé.

Rachid Benarab
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