Culture et Loisirs

Les Jours et les Nuits de Querbes à Asprières et Figeac : le plus petit des grands festivals

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Depuis 22 ans, le jazz contemporain et la littérature haut de gamme animent le hameau d’Asprières, à l’initiative de Jean-Paul Oddos, un personnage tout aussi passionné que passionnant.

Le plus petit des grands festivals de jazz. Ainsi se présente le festival de Querbes, autrement appelé Les Jours et les Nuits de Querbes. Querbes, minuscule hameau sur la commune d’Asprières, a réussi le tour de force de devenir le centre névralgique d’un événement culturel de références pour la littérature et le jazz contemporain.

Au commencement, voilà près de 25 ans, était Jean-Paul Oddos. Né en 1948 à Grenoble, Jean-Paul Oddos est conservateur général des bibliothèques. À ce titre, il a participé par le passé à plusieurs grands projets, à Paris ou en province, pour la Bibliothèque nationale de France ou le Musée du Quai Branly par exemple. Il est aujourd’hui chef de projet pour la Grande bibliothèque de Clermont-Ferrand.

Rencontres informelles

Voilà donc un quart de siècle, alors qu’il est en recherche d’un petit coin paisible pour se ressourcer, Jean-Paul Oddos pose ses valises à Querbes. Il rachète une vieille maison de pierres, avec une vieille grange attenante. "Cette maison du XVIe siècle était magnifique, chargée d’histoire", se rappelle le Grenoblois. Dans sa retraite aveyronnaise, Jean-Paul Oddos invite régulièrement des amis, issus des milieux littéraire et musical.

"Ces rencontres au caractère informel, au cours desquelles on passait du temps à discuter, à jouer de la musique, ont peu à peu débouché sur l’idée de créer quelque chose de plus structuré", raconte-t-il. C’est ainsi que naquit le Festival des Nuits et des Jours de Querbes à la fin des années 90. Son créateur n’en était pas à son coup d’essai. Sur le même registre, il avait déjà sévi à Troyes et Chambéry.

La montée en gamme sera relativement rapide. Des grands noms du jazz et des écrivains majeurs des cinq continents sont déjà venus "habiter" la vieille grange de Jean-Paul Oddos, devenue théâtre d’expression du festival. Un festival particulier, à l’identité particulière, à la démarche particulière : " Quand on invite un artiste, on pose certaines conditions, explique l’organisateur. Déjà, le cachet n’est pas à la hauteur de ce qu’il pourrait trouver ou demander ailleurs. Ensuite, il dormira et mangera avec tout le monde, sans autre traitement de faveur. On lui demandera aussi d’être très proche du public. De partager. Le partage est essentiel dans notre festival. Le plus souvent, les artistes adhèrent. Certains vont même plus loin, jusqu’à enfiler le tee-shirt des organisateurs bénévoles pour aider au nettoyage les lendemains de concerts. "

Le festival de Querbes, c’est ça. Bien d’autres choses évidemment, mais surtout ça. Un esprit assez unique. Une ambiance familiale rare. Même si, depuis quelques années, la vieille grange de Querbes a dû abandonner la partie au profit de la salle des fêtes d’Asprières.

Des gens heureux

" On aime voir les gens heureux, glisse Jean-Paul Oddos, rejoint dans son propos par David Bedel, qui œuvre en tant que salarié pour l’organisation du festival. Après les concerts, on aime voir un spectateur manger en face de l’artiste qu’il est venu voir et parler librement avec lui. On aime voir un auteur palestinien embrasser un auteur Israélien quand se clôturent les rencontres littéraires ", se souvient-il avec émotion. C’est encore ça le festival de Querbes, manifestation culturelle qui se veut par ailleurs "équilibrée, où chacun peut trouver quelque chose, à travers des rendez-vous familiaux et des rendez-vous plus exigeants", confient les organisateurs.

Depuis 22 ans, cet équilibre n’a jamais été pris en défaut. Des moments de fête, des moments de réflexion et d’échanges, des concerts, des lectures à voix haute, des ateliers, des repas partagés ont rythmé une animation qui se joue avec bonheur des dernières lueurs du jour aux premières lumières de l’aube.

L’écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, qui s’en est venu par ici pour être conquis, en parle avec majesté : "Trois jours et trois nuits d’une exceptionnelle densité où les mots et les notes se suivent, s’entremêlent, apportant ce que Césaire appelait un supplément d’âme à ce terroir si tellement français. Un festival simple comme bonjour, sincère, qui réalise le miracle de l’échange, du partage et de la fraternité. Querbes ce n’est rien d’autre que cela : une fête au bout des mots, au bout des notes, enracinée dans un coin de France soucieux d’entendre le pétillement du monde."

Rideau.

Mur de Berlin, 30 ans déjà

La 22e édition du "plus petit des grands festivals de jazz et de littérature" a débuté jeudi dernier, à Decazeville, avec un concert du Quintet Bumbac à l’espace Yves-Roques.

Cette année, le festival de Querbes a choisi pour thème " Wir sind alle Berliner, nous sommes tous des Berlinois ", à l’occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin. Concerts, rencontres littéraires et autres animations conviviales seront une nouvelle fois de la partie, se mêlant au hasard des rencontres entre artistes et public.

 

Au programme

- Vendredi 9 août, à Figeac, place de la Lecture, à 15 heures, présentation des auteures et traducteurs invités. Toujours vendredi 9 août, à Capdenac-Gare cette fois, on retrouvera à 18 heures un concert de Winner Team & Flako ; à 19 h 30, concert de Tobrogoï ; à 21 h 30, lectures à voix haute.

- Samedi 10 août, à Asprières, à 10 h 30, rencontre avec Olivier Le Lay ; à 13 heures, déjeuner en commun ; à 15 heures, rencontre avec Shida Bazyar ; à17 h 30, inauguration du festival ; à 19 heures, concert du Machado Ithursarry Duo ; à 20 heures, dîner sous les lampions ; à 21 h 30, concert du Sylvain Rifflet Quartet ; à 23 heures, Le Mystère des Éléphants ; à minuit, balades et lectures.

- Dimanche 11 août, à Asprières, à 9 h 15, visite du bourg ; à 10 h 30, rencontre avec Jörg Stickan ; à 11 heures concert à l’Ehpad ; à 13 heures, déjeuner grillades ; à 15 heures, rencontre avec Karin Kalisa ; à 17 heures, restitution du stage musical avec l’Orchestre national de Querbes et Le Grand Orphéon : à 18 heures, concert du Emile Parisien Quartet

François Cayla
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