Vins

Aveyron : le vignoble de Marcillac se porte à merveille.

  • Cette année, il fallu composer avec un soleil généreux...
    Cette année, il fallu composer avec un soleil généreux... Ph. Routhe / Ph. Routhe
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Le millésime 2019 s'annonce de très bonne qualité, mais un peu faible en quantité.

Dans le vallon de Marcillac, on se prépare à une foire aux vins des plus sympathiques ce vendredi 9 août en fin de journée. Il fera beau, le millésime proposé devrait ravir les palais, le millésime 2018 faisant partie du top des dernières années. Et forcément, de quoi va-t-on parler... du millésime 2019. 

"Pas de nouveaux coups de chaleur"

Sur le plan qualitatif, même si un vigneron vous dira que l'on ne saura s'il est bon que lorsqu'il sera tiré, le millésime 2019 s'annonce lui aussi, d'ores et déjà, de très bonne facture. " On a rarement vu une année sèche ne pas donner de bons vins", résume Philippe Teulier, le président de l'AOC marcillac.  Sur le plan quantitatif, c'est une autre histoire... Vendredi, à l'ombre fraîche des platanes qui bordent le tour de ville, on entendra parler du manque de pluie. " 50 millimètres d'eau au mois d'août, ce serait parfait", lance Jean-Marc Gombert, le président de la cave coopérative des vignerons à Valady. Car si la vigne a bien résisté au premier épisode de canicule, le deuxième épisode l'a obligée à puiser dans ses réserves. " Il y a un impact sur le deuxième épisode de chaleur, bien que la vigne nous donne cette impression de s'adapter un peu plus aux aléas climatiques".

Le vignoble cette année, est en effet passé d'un mois de juin frais à un mois de juillet subitement très chaud... " La véraison a commencé, il ne faudrait pas un nouveau coup de chaleur. Le raisin a eu chaud"  cet été lance Philippe Angles, du domaine du mioula. " Puis nous avons été épargnés par les gros orages... il faut que cela dure"

Très très peu de traitements

Reste que, comme le fait remarquer Jean-Marc Gombert, les épisodes de gel au mois de mai, "plutôt rares" ont amputé une partie de la production. De même que les fortes chaleurs la freinent également. " Plusieurs parcelles sont en stress hydriques, mais ce n'est pas le cas de toutes. Cela varie d'un endroit à l'autre" , fait remarquer Philippe Teulier.  

Mais les motifs de se réjouir ne manquent pas. Au premier rang desquels, de manière unanime : la santé de la vigne. "Par endroits, ce n'est qu'un seul traitement qui a été nécessaire, ce qui est bien pour tout le monde", se réjouit Philippe Teulier. "Franchement, il faut relever cet aspect, c'est vraiment chouette", s'enthousiasme Jean- Marc Gombert.   "Maintenant, je pense qu'il faut veiller à être attentif à l'effeuillage", avance Philippe Angles. 

Et de résumer :  "En 2018, le millésime avait été impeccable sur le plan de la qualité et de la quantité, cette année, il sera meilleur en qualité mais moindre en quantité" .

Mais pour tous, enchaîner deux années haut de gamme en termes de qualité, c'est bien ce qu'il pouvait arriver de mieux à l'AOC marcillac.    

 Quant aux vendanges, pour le rouge, elles ne sont pas prévues avant le mois d'octobre. 

Philippe Routhe
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