Santé

L’annonce de 4 postes supprimés ne passe pas à l'hôpital de Decazeville

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  • Un mouvement de grève  a été observé vendredi après-midi.
    Un mouvement de grève a été observé vendredi après-midi. DDM - BHSP - DDM - BHSP
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Outre la grève nationale aux urgences, le préavis de grève au service de médecine déposé le 2 août s’est concrétisé vendredi.

"Cette grève fait suite à l’annonce par la direction de l’hôpital de la suppression en septembre de quatre postes d’agents (trois postes équivalent temps pleins) d’aides-soignants dans le service de médecine, qui compte un peu moins d’une trentaine d’agents, dont six aides-soignants pour 40 lits. L’an dernier, l’effectif était passé de 6 aides-soignants à 5. On avait fait le dos rond en attendant la mise en œuvre des projets inscrits dans le dossier médical partagé notamment les soins palliatifs et le recrutement de deux médecins…

"De plus, la direction s’était engagée lors du CTE de juin à ne pas supprimer de postes. On constate que des postes sont supprimés, que les soins palliatifs ne sont pas ouverts, qu’aucune date d’ouverture n’est fixée et que le personnel n’est pas formé. Par ailleurs, la direction a affirmé prêter son oreille, mais nous n’avons pas été reçus depuis le dépôt du préavis de grève.

"La seule chose dite lors du dépôt du préavis fut que des suppressions de lits pourraient intervenir le cas échéant si cela vient à coincer au niveau effectif du personnel ", déplore Maxime Gaillac, secrétaire CGT Santé de l’hôpital.

Problème de recrutement

Un rassemblement a donc eu lieu vendredi, en début d’après-midi, devant le bâtiment abritant les services des urgences et celui de médecine où des banderoles ont été apposées dans le couloir et sur les fenêtres. Sabine Garrel (infirmière) et Jean-Pierre Martinez (aide-soignant) pointent l’impact de ces suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail : "Le service fonctionne très bien, avec un taux d’occupation allant de 90 % à 100 %. Il y a un problème de recrutement médical". Ce que confirme le Dr Mohammed El Ghoulami qui évoque des "appuis ponctuels de praticiens de Rodez ou retraités".

La CGT se dit inquiète de cette absence de recrutement et estime qu’"il y a manifestement un problème de gestion du personnel. On ne peut pas raisonner selon le même ratio qu’à Rodez car les conditions ne sont pas les mêmes, ni la vétusté des locaux. Les équipes sont attachées à la qualité de prise en charge et de soins des patients, lesquels sont plus fragiles dans le Bassin, avec une population vieillissante".

Sabine Garrel et Jean-Pierre Martinez déplorent aussi le non-remplacement d’un des deux agents en charge du ménage quotidien, parti à la retraite : "Certaines chambres et locaux ne sont parfois pas nettoyés durant trois jours. Cela pose un problème d’hygiène".

"Nos revendications sont simples : ne pas toucher au nombre d’ETP (équivalent temps pleins) ; procéder au recrutement médical annoncé et mettre en place le projet médical partagé en concertation avec le personnel", souligne Maxime Gaillac.

Direction : "On ne touche pas aux postes de travail"

Jointe au téléphone, Dominik Pascal (directrice adjointe du CH de Rodez en appui au CH de Decazeville) indique qu’elle recevra le personnel la semaine prochaine : "Je suis rentrée de congés lundi et j’ai dû hiérarchiser les priorités. Le personnel sera reçu". Et de souligner : "Lors de réunion et d’assemblée, nous avons annoncé les projets mais la contrepartie était de revoir l’organisation du travail tout en veillant à conserver la qualité de la prise en charge et des soins.

"Je veux rappeler qu’on ne touche pas aux postes de travail, mais il peut y avoir toutefois des variations en journée en fonction d’événements inopinés tels que des absences. Concernant le recrutement, nous sommes confrontés à la désertification médicale. Nous faisons appel aux médecins fidèles qui viennent en remplacement et je les remercie. Nous avons connu des déboires avec l’intérim. Nous souhaitons recruter, mais nous avons des difficultés. C’est ce qui a entraîné un retard dans la mise en place des soins palliatifs à l’hôpital de Decazeville.

"Je veux ici souligner la vraie solidarité qui existe entre les établissements de Rodez et de Decazeville".

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