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Au fil de la Diège, le bonheur est dans la vallée

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  • La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres.
    La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres. François Cayla - François Cayla
  • La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres.
    La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres. François Cayla - François Cayla
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    La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres. François Cayla - François Cayla
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    La vallée de la Diège, entre Capdenac et Salles-Courbatiers, offre aux visiteurs un paysage préservé et apaisant, réservant nombre de surprises au détour de quelques méandres. François Cayla - François Cayla
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Sur près de 20 km, le site propose une balade synonyme de déconnexion bienvenue.

La Vallée de la Diège n’est sans doute pas le site touristique le plus connu du département. Et pourtant, il mérite assurément le détour. La Diège est une petite rivière de première catégorie piscicole qui parcourt 18 km avant de se jeter dans le Lot, à Capdenac-Gare.

Elle prend sa source au pied du versant est du causse de Villeneuve. Plus précisément, le cours d’eau prend naissance sur le marais de Montaris, situé à cheval sur les communes de Salles-Courbatiers et de Villeneuve-d’Aveyron. Un marais à la biodiversité exceptionnelle, qui s’étend sur une superficie de 14,84 hectares.

Richesse de végétations

La Diège est alimentée par d’abondantes eaux d’infiltration, ainsi que par ses deux principaux affluents que sont Le Toulzou et l’Audiernes. Les deux cours d’eau prennent leurs sources sur le plateau du Ségala et rejoignent la Diège au château de Marinesque pour le premier et au Pont des Trois eaux pour le second. Édifice remarquable, le Pont des Trois Eaux marque l’entrée de ce que d’aucuns appellent les gorges de la Diège. C’est dans ces dernières que serpente élégamment la ligne de chemin de fer, allant d’une rive à l’autre de la rivière pour donner naissance à quelques viaducs souvent dissimulés au regard par de grands arbres rayonnant de santé.

La Diège, pour en revenir à la rivière, draine un bassin-versant de 160 km2 environ, sur pas moins de quinze communes réparties dans les régions de Villeneuve, Montbazens et Capdenac-Gare. Son altitude varie de 160 à 560 mètres, avec une pente moyenne de 7 m/km. Le calcaire est dominant sur la rive gauche et on retrouve un socle cristallin associé à un terrain granitique sur la rive droite. La diversité des terres que draine la rivière, due à une importante faille géologique, donne une vraie richesse de végétations et de paysages sur toute la longueur de la vallée, qui abrite une faune et une flore abondantes et variées.

La main de l’homme

Description cartésienne mise à part, l’endroit est véritablement magnifique. La notion d’espace préservé prend ici tout son sens. À l’écart des grands axes de communication, la vallée de la Diège est sillonnée d’un réseau de sentiers qui permettent de découvrir les innombrables charmes et secrets d’un site qui respire l’authenticité.

À pied, à VTT, en voiture, en train, ou à cheval, chacun peut découvrir, à son rythme et selon ses aspirations, un espace naturel inchangé depuis quasiment huit siècles, aux contours toujours verdoyants, parfois encaissés, parfois bien plus ouverts. Sa situation privilégiée, au carrefour d’un périmètre chargé d’histoire, entre Villeneuve, Foissac, Capdenac-Gare et Peyrusse-le-Roc, est un atout supplémentaire pour les découvreurs.

À se balader sans but dans cet environnement apaisant, le silence apparaît comme un compagnon de choix. Presque trop. On s’attendrait peut-être à entendre davantage d’oiseaux, davantage de sons nés d’une faune que l’on sait foisonnante. On surprend bien quelques mouvements dans les herbes hautes, sous les frondaisons, entre les arbres, mais cela ne change rien à cette impression de se déplacer dans une vaste cathédrale naturelle.

Quoi qu’il en soit, si la Diège s’écoule dans un environnement largement sauvage, elle n’en recèle pas moins un certain nombre de curiosités typiques réalisées par la main de l’homme.

Au hasard d’une route, d’un détour, d’un chemin, d’un méandre, on peut ainsi y voir la grande richesse de son patrimoine bâti : cazelles, pigeonniers, murets, terrasses, moulins, ponts de pierre et autres ouvrages réservés au chemin de fer se disputent gentiment une place dans ce décor de nature.

Les moulins

Dans les siècles passés, une douzaine de moulins ont été édifiés sur la Diège et leur présence est aujourd’hui l’une des caractéristiques les plus associées à la vallée. On en retrouve notamment quatre sur le territoire de Salles-Courbatiers, qui ont la particularité d’être bâtis en "escalier", avec chacun son petit plan d’eau.

Au total, la vallée de la Diège comptait une douzaine de moulins. La plupart sont aujourd’hui devenus des habitations qui, pour la majorité, ont conservé le cachet des édifices originaux. Mais pour qui est ignorant de la chose, difficile de les identifier en tant que tel parmi tant d’autres demeures de caractère.

Certains se sont par ailleurs trouvés de nouvelles vocations. Il en va ainsi de la pisciculture de la Diège, dont les propriétaires ont transformé l’étang d’un des moulins de Salles-Courbatiers en un lieu d’élevage des poissons. Il en va ainsi de l’entreprise Au Fil de Laine, qui a transformé un autre des moulins de Salles-Courbatiers en une filature familiale et prospère.

En définitive, seul le moulin de Cavaillac conserve encore le témoignage intact de cette activité fluviale d’un autre temps. Ce moulin du XVIIIe siècle est en parfait état de marche. De construction traditionnelle, il est doté de roues horizontales et possède deux paires de meules à farine, une meule verticale à huile de noix, un "peyrolle" pour chauffer la pâte, un pressoir, un banc de sciage permettant de découper des arbres entiers…

Vallée étrange

Déniché sur internet, la réflexion d’un randonneur qui a parcouru la vallée de la Diège voilà peu, permet de donner un peu plus d’écho à cette sommaire présentation : " Dans cette vallée quelque part étrange, le spectacle de la nature, au détour des sentiers, en bordures des prés, à l’orée des bois ou dans leurs profondeurs mystérieuses y est magnifique. Comment ne pas l’apprécier, comment ne pas s’en imprégner, s’enrichir, s’émerveiller et goûter aux plaisirs authentiques de ses si nombreux charmes ? " À ceux qui en douteraient encore, la vallée de la Diège mérite bien le détour.

François Cayla
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