Sociéte

L’éco-aventurier Kevin Plessis, des paroles aux actes en traversant l'Aveyron

  • Kevin Plessis lorsde son passage à Rodez.
    Kevin Plessis lorsde son passage à Rodez. Repro CP / Repro CP
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Le jeune Nantais de 28 ans, qui est en train de réaliser un périple de 6 000 km entre le Cap Nord et le sud de l’Espagne, a traversé le département la semaine dernière.

Kevin Plessis n’aime pas les déchets. Alors, partout où il passe, il ramasse tous ceux qui traînent, histoire d’apporter sa pierre à la lutte contre la pollution. Chez lui, c’est quasi instinctif. Mais après tout, il n’est pas le seul à faire ça. En revanche, il est bien le seul à parcourir 6 000 km dans ce but. Kevin Plessis est ainsi parti du Cap Nord, en Norvège, le 5 avril dernier, sous la neige et par des températures proches des – 15°. Il est parti en direction du sud de l’Espagne et de la ville de Tarifa, où il devrait arriver courant septembre, après avoir transpiré sang et eau sous quelques soleils caniculaires. Entre les deux, six mois de marche et dix pays traversés. Et aux trois quarts de cette épopée moderne, Kevin Plessis a traversé la semaine dernière l’Aveyron. Il était vendredi soir à Rodez, avant de rejoindre Flavin pour la nuit et Millau le week-end, avec Perpignan en perspective.

Convaincre sur les dangers de la pollution

Au départ, dans son sac à dos, le jeune Nantais de 28 ans, seul sur la route et sans la moindre assistance, n’a emporté qu’une petite quarantaine de sachets de nourriture lyophilisée. Pour le reste, et depuis donc plusieurs semaines de marche sans répit, il se nourrit de ce qu’il trouve dans la nature, ou dans le cœur des gens qu’il croise au hasard d’une étape, d’une rencontre.

Tous les déchets que ramasse Kévin Plessis sur son passage, un par un, à la main, ont été, sont et seront systématiquement pesés, avant d’être déposés dans des endroits appropriés (déchetteries le plus souvent). Un bilan final sera établi à son arrivée à Tarifa. Car l’un des buts de son périple est bien de sensibiliser à l’impact des déchets sauvages sur la santé de la planète. Depuis son départ, il s’attache donc à échanger avec tous ceux dont il croise le chemin, à convaincre sur les dangers de la pollution.

La France, ce mauvais élève

" À l’origine, confie-t-il, mon projet était de traverser l’Europe en marchant, pas plus. Puis je me suis dit que je pourrais peut-être ajouter une vraie cause à cette aventure. " La cause, c’est donc le "zéro déchet". En attendant, après 3 500 km parcourus, Kevin en est cette semaine à 50 kg de résidus divers ramassés ici et là. Avec un triste constat : depuis son arrivée en France, ce volume n’a cessé d’augmenter.

" En arrivant en France, et après plusieurs pays traversés, j’en étais à 30 kg. Le calcul est simple… En fait, ici, beaucoup de gens sont intéressés par l’écologie, mais visiblement pas prêts à s’engager par des actes. À les écouter, ils n’assument pas le geste de jeter des saloperies dans la nature. Ce n’est jamais de leur faute. C’est toujours celle des autres. Ce que j’ai trouvé en Aveyron ? Disons que ce n’est pas pire qu’ailleurs. Mais ce n’est pas vraiment mieux… ".

Ce que Kevin a trouvé sur les routes aveyronnaises, c’est ce qu’il a donc trouvé sur les routes de partout. Des canettes de boissons, des mégots, des petits objets en plastique… Comme il le concède, la tâche est rude pour éveiller les consciences.

Vivre des expériences humaines riches

Alors il retient pour l’instant l’aspect humain de son aventure. "Le côté humain, c’est un véritable rêve. On apprend à se connaître. On apprend à connaître les autres. J’ai vécu des rencontres et des moments extraordinaires." S’il avoue souffrir terriblement des pieds, s’il avoue être "totalement déconnecté", réfléchissant longuement avant de pouvoir dire quel jour on est, Kevin Plessis entend bien encore vivre quelques expériences humaines riches avant de poser le pied à Tarifa. Et avant de reprendre son métier de déménageur. Lui qui s’est donné comme but de déplacer les montagnes de la responsabilité écologique.

François Cayla
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