Sport

Cyclisme : Geniez, les jambes en 2019, la tête déjà un peu à 2020

Abonnés
  • « Pour faire un grand Tour, il faut être à 100 % physiquement et là, ce n’est pas le cas ».
    « Pour faire un grand Tour, il faut être à 100 % physiquement et là, ce n’est pas le cas ». J.A.T. / J.A.T.
Publié le / Modifié le S'abonner

Alors qu’il pensait prendre le départ du Tour d’Espagne, ce week-end, le Ruthénois Alexandre Geniez a été contraint de renoncer, la faute à une condition physique insuffisante. Une déception pour le coureur d’AG2R La Mondiale, qui l’a néanmoins vite digérée, en choisissant de se tourner vers l’avenir et la saison prochaine.

C’est une première dont il se serait bien évidemment passé mais qu’il prend avec philosophie. Depuis 2011, jamais Alexandre Geniez n’avait conclu une saison sans une seule participation à l’un des trois grands Tours à son actif, lui qui avait inscrit celui d’Espagne, qui débute demain, à son programme, avant de devoir tirer un trait dessus vendredi dernier.

"Je suis un peu déçu mais la grosse déception est surtout liée au fait d’avoir dû renoncer au Tour de France, insiste-t-il. Cependant, je pense que ça peut me faire du bien. Parfois, le corps dit stop et là, je pense que c’est un peu le cas. À force de taper dans ses réserves, il a besoin de se régénérer, et j’ai bon espoir que cette saison sans grand Tour puisse me servir à me requinquer, à être bien frais au début de la prochaine. D’ailleurs, je couperai peut-être un peu plus tôt que les autres années, pour pouvoir refaire du foncier, de bonnes bases cet hiver. Aujourd’hui, les saisons sont de plus en plus longues puisqu’elles s’étirent de fin janvier à fin octobre, et la période hivernale est assez courte. Allonger un peu celle qui arrive peut me permettre de bien reprendre par la suite."

Analyses rassurantes

Contraint de revoir son programme de courses, le Ruthénois a fait le choix d’opter pour les Tours de Poitou-Charentes (27-30 août) et de Grande-Bretagne (7-14 septembre), qui auront une influence sur sa fin de saison.

"Ce sont deux épreuves intéressantes. Je vais disputer la première pour retrouver un peu de rythme, de sensations et de plaisir, ce qui est plus facile sur les courses qui se déroulent en France, qui sont moins cadenassées que les autres et où ça roule moins vite, et j’espère qu’elle me permettra d’aller chercher quelque chose lors de la seconde", confie-t-il, laissant en suspens sa participation aux épreuves italiennes de fin de saison, comme les Trois vallées varésines, semi-classique qu’il avait accrochée à son palmarès en 2017 ("J’ai pour objectif d’y aller mais j’attends de voir comment je sortirai du Tour de Grande-Bretagne. Si je n’ai rien à y jouer, je pense que je mettrai un terme à ma saison là. Si c’est pour y aller et subir les choses…"), la conditionnant à cette bonne forme physique qui l’aura trop souvent fui ces derniers mois.

" Il n’y a rien d’alarmant. J’ai fait des analyses et il n’y a pas de virus, ce qui est rassurant. Je pense que je n’ai jamais vraiment récupéré de ma chute au Tour du Pays basque (début avril, NDLR) et que le stage en altitude que j’ai fait derrière ne m’a pas réussi, comme à d’autres membres de l’équipe, à l’image d’Oliver Naesen, qui a passé le mois de juillet à galérer alors qu’il aurait pu être hyper performant. Ces choses-là, ça passe ou ça casse : on en sort en étant soit très, très bien, soit sur les rotules ", explique-t-il, lui qui, malgré son abandon au cours de la sixième étape, s’est rassuré lors du récent Tour de Pologne : " Les premiers jours, ça allait vraiment très, très bien. J’étais dans de très bonnes conditions. Lors des deux ou trois derniers, et notamment l’avant-dernier, il y a eu une grosse course et j’ai lâché, mais pour moi, c’est plus lié à un manque d’entraînement qu’autre chose. En juillet, je cherchais un peu des repères, à savoir d’où venait ma méforme, et j’ai moins roulé, fait beaucoup moins de foncier, donc il ne fallait pas s’attendre à ce que je joue les premiers rôles en Pologne, mais ce que je tiens à retenir, c’est le positif, le fait que j’aie été opérationnel au cours des premières étapes. Après, j’ai compris que je manquais néanmoins de volume pour enchaîner avec la Vuelta. Je sais ce que c’est et y aller en étant à 80 % n’était pas envisageable ".

AG2R n’a "pas eu de chance" au Tour de France

À défaut d’en être acteur, c’est en tant que spectateur que celui qui s’est dit "heureux d’avoir retrouvé de la bonne fatigue" après ses dernières sorties, et notamment celle de cinq heures et demie qu’il a effectuée dimanche, a suivi la dernière Grande boucle, qui n’a guère souri à sa formation, AG2R La Mondiale.

" Ils (les membres de l’équipe) espéraient un peu mieux et n’ont pas eu de chance, comme ça arrive régulièrement dans le vélo ; ça fait partie du jeu. Cette année, ça ne nous a pas souri, avec des chutes au début, notamment pour Benoît Cosnefroy et Oliver Naesen. Pour ce qui est de Romain (Bardet), je pense qu’il n’était pas à son meilleur niveau mais qu’il a bien su rebondir à la fin, en sauvant son Tour grâce au maillot à pois. Globalement, la condition physique de l’équipe n’était pas aussi bonne qu’espéré. Mikaël Chérel, Tony Gallopin ou Alexis Vuillermoz sont des gars capables de faire de très belles choses mais là, ils n’étaient pas à 100 % ", analyse-t-il, avant d’élargir le spectre : " C’était un superbe Tour, avec du suspense. Bernal est un beau vainqueur, il est jeune, et ce qu’il a fait est grandiose, exceptionnel. Son équipe (Ineos) a très bien géré les choses et savait que tout allait se jouer au cours des trois derniers jours. Elle ne s’est pas affolée et ç’a fait le bonheur des Français, qui ont été magnifiques, avec Alaphilippe, qui a porté le maillot jaune pendant quasiment deux semaines, et Pinot, qui a gagné une étape et avait des jambes de feu. Il a montré qu’il pouvait le gagner dans les années à venir car à la jambe, il était avec les meilleurs. Il n’a simplement pas eu de chance à Albi (le coureur de l’équipe Groupama-FDJ avait perdu 1’39’’ lors de l’étape entre Saint-Flour et Albi, dans une bordure) et avec sa blessure (qui l’a contraint à abandonner à deux jours de l’arrivée, alors qu’il était en lice pour la victoire finale) ".

Romain Gruffaz
L'immobilier à Rodez

475 €

LOCATION APPARTEMENT RODEZ SANS FRAIS D'AGENCE- Ravissant 2 pièce situé dan[...]

123500 €

Appartement de type 3 situé dans un quartier en plein essor : Le quartier d[...]

565 €

LOCATION APPARTEMENT RODEZ SANS FRAIS D'AGENCE Au 1er une entrée. Au 2e : d[...]

Toutes les annonces immobilières de Rodez
Réagir