Agriculture

La sécheresse affecte les campagnes aveyronnaises

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  • Catherine de la Roberti a été reçue par Serge Franc, éleveur de vaches laitières à La Terrisse.
    Catherine de la Roberti a été reçue par Serge Franc, éleveur de vaches laitières à La Terrisse. Photo J.B. / Photo J.B.
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Invitée par les syndicats agricoles de la FDSEA et des JA, la préfète a pu mesurer, jeudi 22 août, dans le Nord Aveyron, l’impact de la sécheresse sur l’agriculture.

Dans bien des régions françaises, les campagnes ont soif. Et souffrent de la sécheresse. Comme c’est le cas dans certains secteurs de l’Aveyron, où la faiblesse des précipitations depuis le début de l’année, associée aux deux périodes caniculaires de fin juin et fin juillet ont sérieusement impacté les récoltes fourragères et les pâtures des animaux. Une situation déjà problématique pour bon nombre d’exploitations, le manque d’herbe impliquant, comme c’est souvent le cas ces dernières années, l’achat de fourrages supplémentaires et imprévus, qui pèsent sur les trésoreries des exploitations.

14 000 € à 15 000 €de dépenses supplémentaires

La préfète de l’Aveyron, Catherine de la Robertie a pris, hier, la mesure de cette situation pénalisante pour les agriculteurs, dans le Nord Aveyron. Plus précisément aux Clauzels, à La Terrisse, sur l’exploitation de Serge Franc, où elle était invitée par les syndicats agricoles des JA et la FDSEA. Depuis 25 ans, cet agriculteur de 52 ans est à la tête de cette petite exploitation familiale de 52 hectares (dont 12 dans le département limitrophe du Cantal) sur laquelle il élève 45 vaches laitières, qui produisent du lait pour la coopérative voisine de Jeune Montagne. "Les gros coups de chaud ont stoppé la pousse de l’herbe et c’est encore plus marqué que l’an passé", explique-t-il. Cette année, il devrait récolter une centaine de tonnes de fourrages, contre 170 à 180 tonnes, lors d’une année "normale". Il a déjà acheté 35 tonnes de fourrage, pour compléter l’alimentation de ses bêtes, qui mangent du foin, matin et soir. À ce jour, il manque une bonne quarantaine de jours de pâture, qui doivent être compensés par de la distribution de fourrage. L’éleveur estime ces dépenses supplémentaires entre 14 000 et 15 000 euros. Autant dire qu’il espère que la commune de La Terrisse pourra bénéficier d’un classement au titre des calamités agricoles, afin de percevoir quelques aides financières. Ce qui est loin d’être gagné…

Un déficit en eau de 30 à 40 %

L’an passé, 63 communes aveyronnaises ont été retenues dans le cadre du dispositif des calamités agricoles. Mais les agriculteurs concernés n’ont toujours pas perçu les aides, ni le moindre acompte. Ce que n’ont pas d’ailleurs manqué de rappeler les représentants syndicaux à la représentante de l’État. Cette dernière a prêté toute son écoute et son attention, précisant que le département de l’Aveyron souffre actuellement d’un déficit en eau de 30 % à 40 %. "C’est vous qui faites notre environnement", a-t-elle adressé aux agriculteurs et à leurs représentants. Une agriculture qui "va devoir s’adapter pour faire face au réchauffement climatique et aux différents épisodes climatiques, de plus en plus fréquents." Des sujets qui seront bien évidemment évoqués, en début de semaine prochaine, à l’occasion de la venue en Aveyron, lundi et mardi, de la nouvelle secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon. Dans tous les cas, en se rendant, hier, sur l’Aubrac, la préfète a pu constater que même sur la "montagne aveyronnaise", l’herbe est actuellement beaucoup moins verte que ce qu’elle devrait être.

Joël Born
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