Sociéte

L’activité du planning familial en hausse, mais pas les moyens

  • En Aveyron, le planning familial existe depuis 1963. Dans l’Aude et le Gers, il n’existe plus...
    En Aveyron, le planning familial existe depuis 1963. Dans l’Aude et le Gers, il n’existe plus... Repro CPA / Repro CPA
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C’est la crise au sein des antennes locales du planning familial qui dénoncent des baisses de subvention de l’État mettant en péril certains de leurs champs d’actions.

De nombreuses antennes locales du planning familial s’inquiètent de la baisse de subventions qu’elles devraient subir prochainement. Pour mémoire, ces associations fonctionnent notamment grâce à l’argent public et permettent d’accompagner les femmes victimes de violences ou désireuses d’adopter un moyen de contraception quelconque. Mais le planning familial est aussi un centre d’information primordial concernant l’accès à l’IVG (Interruption volontaire de grossesse). À ce titre, ses bénévoles sont mandatés pour mener des actions de préventions dans les écoles.

L’Aveyron concerné

Mais selon différentes antennes certaines de ces missions pourraient être mises à mal à cause d’une baisse des subventions.

À l’image de l’antenne du planning familial du Rhône qui devrait voir ses ressources baisser de 30 %. En Haute-Loire, en Ardèche ou encore dans le Cantal tout proche, la baisse devrait atteindre 10 %. En Aveyron, où l’agrément a été renouvelé l’an dernier, même si l’antenne locale semble pour l’instant épargné par ces baisses, Jean-Louis Roussel, son président, n’en déplore pas moins "un manque constant de moyens alors que dans le même temps le champ d’actions, lui, ne cesse de s’étendre". Et c’est sans compter le temps passé à monter les dossiers, faire les bilans. "C’est fou, insiste Jean-Louis Roussel, on nous demande d’avoir un regard ajusté, d’être des pros de l’administratif et de la comptabilité. On consacre presque plus de temps au montage des dossiers de demandes de subventions (il y en a 14 différents !) qu’au terrain", regrette-t-il.

Pourtant Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes qui est justement chargée du planning familial, assure que les subventions ont augmenté et qu’elles augmenteront encore. Un son de cloche bien différent. "Les subventions allouées aux associations sont de l’ordre de 5 M €, en hausse de plus de 20 %", a ainsi indiqué son cabinet à juste titre. En effet, les subventions n’ont pas baissé à proprement parler mais elles ne seront plus versées par les Directions départementales de la cohésion sociale (DDCS) mais par les Directions régionales et les délégations départementales aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE).

"Un budget non fléché"

Un détail quelque peu technique mais qui a son importance puisque les DRDFE répartiront différemment les fonds entre plusieurs associations ou structures labélisées. "Le budget n’est pas fléché en tant que tel vers le Planning familial et peut être redirigé vers d’autres associations qui en feraient la demande", a expliqué le président Roussel. Pour fonctionner, le planning familial de l’Aveyron qui compte trois salariés à temps partiel et une vingtaine de bénévoles spécialisés, nécessite un budget annuel de près de 70 000 €. "C’est constant depuis 3 ou 4 ans", précise le président qui table sur le versement d’une subvention de 40 000 €. Le reste du budget est habituellement généré par des actions de prévention (Génération égalité, écoute, orientation…) pour lesquelles le planning familial est mandaté.

"Inquiet pour la suite"

"Nous avons appris que l’argent serait réparti différemment sur le territoire, ce qui n’était pas prévu, en arguant que certains départements seraient plus en besoin que d’autres". Pour l’heure, de nombreuses antennes locales ne savent pas encore de quoi le futur sera fait.

"En Aveyron, pour cette année, nous avons fait une demande de financement supérieure, mais elle a été refusée, se désole un Jean-Louis Roussel inquiet pour l’avenir". Au regard du contexte national, ce dernier peut néanmoins se réjouir puisque l’antenne aveyronnaise devrait toutefois bénéficier de la subvention prévue "mais pas davantage".

Pour info, en 2017 les antennes de Rodez et Millau ont accueilli 75 personnes lors des permanences ouvertes du mercredi. En 2018, elles étaient 126 (257 appels répondus lors des permanences téléphoniques). Enfin, 2 097 personnes ont pris part aux différentes actions de prévention initiées en 2018.

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