L'Aveyronnais

De l’Argence à l’assiette : rencontre avec Coralie Ferreira, styliste culinaire à Paris

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  • Coralie Ferreira : " Avec l’explosion des émissions culinaires, l’époque était géniale pour un styliste culinaire. "
    Coralie Ferreira : " Avec l’explosion des émissions culinaires, l’époque était géniale pour un styliste culinaire. " Repro CPA / Reproduction Centre Presse / Repro CPA
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Native de sainte-Geneviève- sur-Argence, la jeune femme est aujourd’hui éditrice de livres de cuisine. À l’actif de Coralie Ferreira, une vingtaine d’ouvrages. Appétissants forcément.

Tous à table ! Elle se destinait au journalisme. Elle a finalement bifurqué vers le stylisme. Le stylisme culinaire plus précisément. Native d’un hameau situé tout près de Sainte-Geneviève sur Aubrac, dans le Nord-Aveyron, Coralie Ferreira n’a pas hésité longtemps. "Après le bac, je suis partie à Paris avec l’envie de devenir journaliste mais je me suis autopersuadée que je n’y arriverais pas. J’ai donc opté pour des études de communication". D’abord à Paris, puis au Pays-Bas, la jeune femme boucle très bientôt son cursus en lettres modernes à La Rochelle. Formation en poche, elle frappe finalement à la porte de plusieurs magazines culinaires. Le départ d’une nouvelle vie.

Envie de partager

Biberonnée aux bons petits plats de sa grand-mère, ambassadrice convaincue de la gastronomie aveyronnaise et dotée d’un goût prononcé pour les bonnes choses et l’envie de les partager, Coralie avait là quelques qualités à faire valoir. "J’ai toujours aimé la cuisine et pas simplement la faire : j’aime aussi tout ce qu’il y a autour. Faire les courses, parler cuisine, lire des livres, me promener dans les épiceries fines…". Sans le savoir, elle débarque dans une maison d’édition en pleine expansion qui produit notamment le magazine Cuisine by Cyril Lignac. Une coïncidence payante pour la jeune femme rapidement embauchée en tant qu’assistante de rédaction. "Cette première expérience m’a permis d’appréhender et d’explorer les différentes facettes de ce métier." Le virus de la cuisine fera le reste… et l’invite à se lancer dans le grand bain. Seule. "Avec l’explosion des émissions de cuisine, l’époque était vraiment géniale pour un styliste culinaire. Les projets arrivaient sans discontinuer. Jusqu’à 10 par jour."

"La mission"

Choisir, manipuler, embellir et mettre en scène de bons petits plats de façon à réveiller l’appétit des lecteurs, rythme aujourd’hui son quotidien. Ses clients, des éditeurs et de plus en plus d’annonceurs. "Les journées sont parfois très longues. Le matin, tu fais tes courses, c’est parfois un peu casse-pieds si tu dois traverser Paris avec tes sacs pleins. Tu prépares ensuite tes recettes et tu shootes. Quand tu as 7 à 8 photos à réaliser dans la journée, c’est la mission !" Une mission qu’elle accomplit évidemment avec beaucoup de gourmandise. "Les stylistes culinaires sont parfois accusés, à raison, de tout jeter une fois la photo prise. Ce n’est pas mon cas. J’aime trop manger. Et les réseaux sociaux m’aident à écouler le reste. Je viens de réaliser un livre sur les gâteaux. Mes amis étaient ravis !" Ne comptez pas sur elle en revanche pour "faire du fake" : utiliser de la mousse à raser plutôt que de la crème chantilly par exemple. "Quand tu cuisines un bon plat, j’ai la sensation que ça se voit sur la photo. Je dois d’ailleurs être une des seules stylistes culinaires à faire attention à l’assaisonnement !"

www.coralieferreira.com

Aurélien Delbouis
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